Journal de non-guerre de Major Pinkie – J 35 : le choix de la vie

 » Mes frères et soeurs de l’Army of Love, il n’y a pas de masques, mais un épais voile de chaos derrière lequel les dirigeants et les médias à leur botte tentent de masquer les faits…

Terribles.
Accablants dans leur réalité brute, qui peut se résumer dans cette opposition :
Autorisation de la chloroquine qui soigne : non
Autorisation du Rivotril employé en soins palliatifs : oui
Le choix de la mort plutôt que la vie

Alors votre Major se pose, et vous pose la question :
Comment allons-nous devenir à la fois le plus autonomes possible (intellectuellement et matériellement), et solidaires entre nous, pour ne plus déléguer nos vies à ceux qui en sont les fossoyeurs ?
Derrière le voile de chaos se trouvent déjà, sous nos yeux, les premiers éléments de réponse.

Il n’est qu’à voir les modes d’organisation intelligents, efficaces et salvateurs qui se sont mis en place, en un mois (parmi les médecins, les commerçants, les associations, les services publics, toute la population…) en désobéissant, ou en ignorant purement et simplement les directives gouvernementales. « 
(Major Pinkie depuis le QG libre de l’Army of Love – le 23 avril 2020)

Journal de non-guerre de Major Pinkie – J 20 : le changement, c’est nous !

 » L’un des débats qui agitent en ce moment les réseaux sociaux, est de savoir si le moment est opportun pour dénoncer les manquements et les responsabilités de l’Etat français dans le bourbier où nous sommes…

Non ! nous intiment certains, il n’est pas temps, car il faut préserver à tout prix « l’union nationale ». Rassembler, pas diviser. Et aussi, garder notre énergie pour nourrir des sentiments et des actes « positifs »…

Le lien entre les frères et les soeurs de l’Army of Love, maintenu par l’énergie de l’Amour, c’est le programme que prône – et applique au mieux – Major Pinkie, depuis qu’elle a endossé l’uniforme rose de la Guerrière de l’Amour en 2014.

Mais défendre la belle idée du « tous unis » ne signifie pas qu’on doive manger son casque rose et se taire, quand on constate, pas juste des erreurs (qui, on le comprend, sont humaines) mais des choix aux conséquences aujourd’hui tragiques, opérés depuis des années par les politiques au pouvoir : casse de l’hôpital public et du système de santé, imprévoyance totale pour anticiper les crises sanitaires (le professeur marseillais Didier Raoult avait alerté les pouvoirs publics sur les dangers d’un virus respiratoire… depuis 2003 !) et de façon générale, écrasement financier et moral de tous ceux qui sont en train de porter le pays à bout de bras, sans moyens, avec un courage héroïque dont les mecs « au sommet de l’état » n’ont, pour l’instant, pas montré le centième du quart du dixième.

Il n’y a rien d’incompatible à dresser ce noir constat, et faire montre d’une « énergie positive », au contraire : c’est parce que nous nommons dès maintenant ce qui ne va pas et dont nous ne voulons plus, avec une lucidité ferme et constructive, que nous pourrons le changer.

Et puis, il serait temps de se défaire de cette étrange habitude qui consiste à « se rassembler derrière le chef » : pourquoi ne pas prendre l’optique inverse ? Pourquoi ce ne serait pas « les chefs de la nation » qui se rangeraient derrière nous, ou plutôt – pour en finir avec cette logique dominante – à nos côtés, pour écouter nos besoins, et mettre en oeuvre nos propositions, qui toutes vont dans le sens du choix de l’humain et de la vie ?

Si les « hauts-responsables » sont prêts à nous rejoindre sur notre terrain, et à s’amender – individuellement et dans leurs actes politiques – l’Army of Love leur ouvrira ses rangs comme à tous ses frères et soeurs !

Sinon ? Sinon, on les attendra pas.
Le changement, ce sera nous.

C’est déjà nous : on n’a jamais assisté, foi de Major Pinkie ! à de si grands mouvements de solidarité, organisés à la fois spontanément et intelligemment. »

Pour que les gels hydroalcooliques n’éliminent pas la joie !

Il n’y a pas si longtemps, Corona était le nom d’une célèbre bière mexicaine, synonyme de fête…

Aujourd’hui, c’est un virus qui se propage à vitesse grand V… en tout cas, sur les chaînes TV, sur les réseaux sociaux et dans les esprits. Sans que l’on puisse distinguer, parmi ce flot d’informations distillées en continu, non sans contradictions, où se situe la part nécessaire de précaution, et la part délétère de psychose.

Je ne possède pas, vous vous en doutez bien, la réponse-miracle. En revanche, en tant qu’influenceuse de joie, je peux, non! il est de mon devoir – dans une démarche prophylactique de prévention de sinistrose – de vous partager un point de vue différent, et reboostant comme des vitamines morales.

Voici l’ordonnance de rire et d’humanité que je vous prescris, à travers ces 3 vidéos. Puissions-nous saisir l’occasion de cette crise sanitaire pour faire en sorte que l’entraide, et la reconnaissance de l’Autre comme un autre moi-même, deviennent contagieuses…

La grande famille… trop affectueuse du cinéma

Le 24 février 2020, Harvey Weinstein, producteur tout-puissant qui régnait sur Hollywood, est reconnu coupable de viol et d’agression sexuelle. Pour le procureur de Manhattan qui a conduit le procès, les 6 femmes qui ont témoigné contre Weinstein et les 2 procureures en charge du dossier « ont changé le cours de l’histoire ».

Tout se brise, même l’omerta

C’est parti du mouvement #metoo, lancé par la militante Tarana Burke en 2007. « Me too », c’est la réponse qu’a faite Tarana, alors éducatrice, à une jeune fille de 13 ans venue lui raconter les viols dont elle était victime. C’était arrivé à Tarana, elle aussi. Très vite, elles furent des centaines, des centaines de milliers, à reprendre le hashtag commun de dénonciation des violences sexuelles, dans toutes les langues : #QuellaVoltaChe (#lafoisoù, en italien), #YoTambién (en Espagnol), גםאנחנו# (#nousaussi, en hébreu), #Nãoénão (#noncestnon, en Albanais), #私も (#moiaussi, en Japonais…). De mon expérience personnelle, j’ai constaté avec effroi qu’aucune d’entre nous, lorsque nous avons abordé avec mes copines le sujet des violences verbales, comportementales et gestuelles faites à notre corps de filles, puis de femmes, n’avait été épargnée. A des degrés de gravité différents. Mais toutes, nous avions des raisons de dire « Me too », « moi aussi ». Ainsi, #metoo se changea en we too, we all, nous toutes, et forma une immense lame de fond de paroles, témoignages, colère et souffrances trop longtemps tues, qui éclate aujourd’hui – il était temps ! dans les milieux du cinéma, de la littérature, du sport… où régnait jusqu’ici la loi insupportable de l’omerta, du silence écrasant, annihilant, mortifère. Et qui donne un sentiment de protection et d’impunité à ceux qui en bénéficient. Un sentiment illusoire et destructible : l’issue du procès Weinstein – et bien d’autres accusations en passe d’aboutir à des procès – vient d’en porter la preuve sur la place publique. Avec, en substance, un message clair et sans équivoque qui va au-delà de l’affaire Weinstein, délivré en une phrase par le procureur new-yorkais : « Un viol est un viol, qu’il soit commis par un inconnu dans une ruelle sombre, ou par un partenaire dans une relation intime ».

Avant #metoo

#metoo n’existait pas encore, en 1612, quand Artemisia Gentileschi fut violée par le peintre Agostino Tassi, un ami de son père, à l’âge de 19 ans. Artemisia a maintenu son témoignage malgré la torture (pour vérifier la véracité de leurs dires, on soumettait les plaignants « à la question »). Et s’est imposée comme l’une des plus grandes artistes de son temps (et de l’histoire de l’art tout court) dans une société qui ne reconnaissait pas les femmes peintres. Il y a toujours, je le crois, de la force et de la lumière à prendre dans le parcours de ces pionnières.

« Les producteurs » : une vidéo pour rire… mais pas que, par martine & sonia

En novembre dernier, mon amie comédienne Sonia et moi nous avons reçu cette proposition des frères Gathé-Paumont, producteurs. Nous n’avons pas donné suite. Quelque chose de louche dans leur comportement. Et puis, ce portrait d’Harvey Weinstein dans leur bureau…