De l'artisanat au cinéma français : la variété parodique de Zéro Patron

Ecrire et réaliser nos vidéos quand on est inspirés et quand ça nous prend, sans thème ni calendrier pré-établi : on est comme ça chez Zéro Patron !

Avec la parodie, on peut parler de tout !

Cette semaine du 17 février, on a mis en ligne sur notre chaîne Youtube 2 nouvelles vidéos, totalement différentes : « Le secret de Nando Di Grano », une satire des émissions-télé qui vantent exagérément nos traditions, et « Camille & Gaspard ou la rupture », parodie d’un certain cinéma français…

Différentes, oui, dans la forme comme dans le fond. Mais liées par le même regard décalé et parodique. Féroce parfois, mais ne se voulant jamais méchant.

Et si ces deux productions-maison ont l’heur de te plaire, et de te décrocher au moins un rire, merci de t’abonner à notre chaîne : c’est le seul moyen concret, efficace et gratuit, de soutenir les artistes indépendants (= oeuvrant sans budget ni relais dans les grands médias) que nous avons la joie d’être ! 🙂

Chagrin d'amour: que faire ?

Un article utile pour la Saint-Valentin

A l’instar de cet ami qui me confiait : « J’ai toujours refusé de fêter la Saint-Valentin, jusqu’à ce que mon fils naisse un 14 février », difficile, quoiqu’on pense d’elle, d’échapper à la fête des amoureux qui éclate partout ce jour-là sous forme de roses, gros coeurs rouges… et offres commerciales plus ou moins représentatives de la passion : machines à café, plancha pour grillades, téléviseurs, et même… une « brosse wc avec son support », qu’amazon s’engage à vous livrer à temps pour la Saint-Valentin !

Puisqu’il semble donc impossible d’échapper à cette fête qui, depuis sa naissance au 14ème siècle en Grande-Bretagne, s’est répandue sous toutes les latitudes comme le feu d’un coup de foudre, autant tâcher de faire oeuvre utile : voici mes conseils d’influenceuse de joie pour surmonter un chagrin d’amour.

Ma cure « guérison chagrin d’amour » en 3 étapes

1- Accepter la phase pleurs-bobo au coeur – colère : « bouh ! le salaud ! / bouh ! la garce ». Et s’y adonner totalement, sans retenue ni pudeur voire – sans sombrer dans le masochisme ou l’autocomplaisance – une certaine délectation dans le soulagement. Abandonne-toi à ton chagrin dans un lieu où tu te seras préalablement isolé : il n’y a pas de honte à souffrir les mille tourments de l’amour déçu, mais tu seras plus à l’aise, pour te vouer tout entier(e) à ta peine, dans le cocon protecteur de ton chez toi, ou dans le vaste espace toujours compréhensif et accueillant d’une forêt… Tu ressens du chagrin, il est là et bien là, avec sa lame froide plantée dans ton coeur : inutile de le bâillonner et de le refouler, sous peine de le voir ressurgir comme un violent boomerang au moment où tu croiras l’avoir enterré. La seule façon de rejoindre la berge verdoyante et fleurie qui t’attend en face du lac boueux, c’est de traverser ces eaux troubles 2 – Fais tout ce qui te fait du bien en ces instants douloureux comme quand on s’est planté une écharde dans le doigt. Et tant pis si, dans le lot de ces douceurs consolatrices, il y a des entorses à ton hygiène de vie santé-vitalité-équilibrée, l’envie de mater un de ces bons gros nanars romantiques dont tu te gausses d’ordinaire et dont tu aurais honte de confesser le visionnage, et des comportements qui paraîtront bizarres, enfantins, égoïstes aux autres… tu t’en fous ! Parce que l’important, la priorité, en ces instants où ton petit coeur brisé réclame réparation, c’est TOI. Tu as aussi le droit de le/la maudire comme une sicilienne vengeresse éplorée, de découper sa photo en mille petits morceaux rageurs et de tout balancer dans les toilettes, de crier, pleurer… et la seconde d’après, rire (en regardant la comédie romantique dont je t’ai causée plus haut) 3- Quand tu te sentiras prêt(e), (mais faut parfois un peu forcer la chose, et se mettre un coup de pied où tu sais), sors à la rencontre de tes soeurs et frères humains qui ont inévitablement vécu une tragédie similaire, parle avec eux, trinque avec eux, chante avec eux, danse avec eux… Il y a ce sage et beau proverbe chinois qui dit : « je me suis dépouillé de cette toute petite chose qu’on appelle le moi et je suis devenu le monde »

Il n’est pas Roméo, tu n’es pas Juliette !

Dans chacune de ces étapes, accorde-toi un regard bienveillant, aimant, et néanmoins lucide (pour apprendre de cet épisode douloureux et ne pas reproduire les mêmes erreurs) mais dépourvu d’autocritique sévère et de culpabilité : est-ce ta faute, la sienne ? Le scénario d’une love story s’écrit à deux (ou à plus bien sûr, en cas de polyamour). Songe enfin à toutes celles et ceux qui ont survécu à leurs chagrins d’amour : c’est la très très grande majorité. Shakespeare a écrit Roméo et Juliette pour faire un succès sur les planches… Comme d’habitude sur ce blog dédié à la joie, on finit sur une touche humoristique et légère, avec cette petite vidéo consacrée à la « pilule anti chagrins d’amour ».

Comment fait une influenceuse de joie quand elle déprime ?

Dans l’article inaugural de ce blog, j’ai tâché de montrer en quoi j’étais habilitée à me présenter comme influenceuse de joie. J’ai décliné l’expérience et les compétences qui – crois-je – me légitiment à exercer le métier de prescriptrice et fournisseuse de joie. Il me faut à présent, pour être tout à fait honnête et gagner en crédibilité, vous expliquer comment fait une influenceuse de joie atteinte de déprime…

Humaine, simplement humaine

Il convient de poser en préambule le postulat suivant : pratiquer l’activité d’influenceuse de joie ne protège en rien contre les possibles coups de mou, et ne fournit pas l’antidote aux atteintes de blues. Une influenceuse de joie n’est pas un robot exécutant le programme « bonheur constant ». Les émotions « tristesse », « abattement », « bourdon », « perplexité »… n’ont pas été enlevées de son cerveau. Elle est humaine, et donc vulnérable, autant que vous. C’est précisément cette acceptation lucide de son humanité qui en fait une bonne influenceuse de joie.

La joie, c’est pas automatique !

Quiconque s’y connait un peu en matière de joie, pour avoir réfléchi sur la question, et surtout, l’avoir expérimentée et goûtée, sait bien que l’authentique joie, cet élan qui à la fois te transporte hors de toi, et te ramène à un point essentiel en toi, quelque chose comme l’étincelle de Vie primordiale, un ça irrésistible, hors de contrôle, jaillissant et lumineux… sait bien, disais-je, que la véritable joie est comme cet « enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi »: elle n’est pas forcée, n’est conditionnée ni dictée par rien. La joie peut, avec la pratique, se cultiver, se savourer, se prolonger. Elle peut même se décréter, par le choix d’une philosophie de vie optimiste (lire mon article « Les optimistes ne sont pas des imbéciles heureux »), et d’un regard tourné vers le côté plein du verre. Mais elle ne peut pas advenir sur commande… Autrement dit : quand ça va pas, ça va pas ! Et il est non seulement malhonnête, mais délétère (au corps comme à l’esprit) de fuir ou nier nos émotions. Mais alors comment fait-on, quand on professe et dispense la joie, les jours où on en est dépourvus ?

Autodérision et sincérité

Déjà, ma capacité et/ou mon choix – je ne sais lequel vient en premier, mais les deux se renforcent mutuellement – à prendre la vie à la légère, me portent tout de suite à dédramatiser la situation et à en rire : une influenceuse de joie déprimée ? Quel contraste comique ! Qui pourrait faire le sujet d’une chronique ou d’une vidéo drôle sur ce blog : recycler nos petits bouts de malheurs (et les grands, si on en a la force et la noblesse, mais ne nous mettons pas la pression là-dessus…) en grands éclats de rire, c’est aussi ça, le job d’une influenceuse de joie. Se moquer de son propre état, donc, dans une joyeuse et salutaire autodérision. Et puis surtout – c’est l’indissociable corollaire, et le fondement de tout ce que je fais et partage ici comme dans la vie : être sincère.

Une vidéo où je pleure pour de rire…

Vagin's fragrance, c'est tendance!

C’est Gwineth Paltrow, toujours à la pointe en matière de wellness, qui a lancé le … concept ? mouvement ? gag ? de la bougie aux senteurs de vagin. Enmodejoie décrypte pour vous le Vagin Candle phénomène.

« This smells like my vagina! » (« ça sent comme mon vagin! »), se serait exclamée Gwineth Palthrow lorsque le parfumeur Douglas Little lui a fait sentir sa dernière fragrance destinée à une bougie. Joke ? Réel ravissement surpris ? Toujours est-il qu’en janvier 2020, la bougie aux effluves du vagin de Gwineth a très sérieusement été fabriquée puis commercialisée sur son site Goop. Et qu’on assiste depuis, mi-amusés, mi-dubitatifs, à un véritable Vagina Candle Buzz : vendue au prix pas donné de… 75 dollars – que ne débourserait-on pas pour respirer les effluves d’un vagin de star ! – la bougie This smells like my vagina s’est trouvée immédiatement en rupture de stock !… « Like a candle in the wind of time », aurait pu chanter Elton John.

Mais au fait, ça sent quoi ?

Si, comme moi, votre curiosité n’ira pas jusqu’à claquer 75 $ pour être satisfaite, l’on sait de source internet officielle que la bougie fleure bon le mélange de géranium, graine d’ambre et rose… Mais oui, que voulez-vous, les vagins de star sont exceptionnels, et n’ont rien à voir avec les vagins des illustres inconnues que nous sommes !

« Déstigmatiser le vagin et célébrer cette sexy fleur »

Pour répondre aux moult questions et commentaires – fleurant parfois la moquerie – suscités par sa bougie intime, la célèbre actrice a fini par s’expliquer : “C’était vraiment drôle pour nous, mais aussi un peu punk rock. Je pense que les femmes, pour beaucoup d’entre nous, ont grandi en ressentant une certaine honte vis-à-vis de leur corps. C’est donc un peu une bougie subversive pour nous toutes” Et d’ajouter que le cierge révolutionnaire va « déstigmatiser le vagin et célébrer la sexy fleur qu’il est ». On salue la louable intention aux effluves féministes libératrices de Gwineth. Et on la rejoint sur le constat que les femmes ne doivent plus avoir honte de leur propre corps. Mais on se dit que pour 75 $, on peut s’offrir, par exemple, des cours de danse ou une séance-photo, qui semblent davantage propices à nous réconcilier avec notre corps, qu’une bougie sentant le vagin d’une célébrité.

Gwineth fait des émules…

Quand une famous people lance une tendance, elle est immédiatement suivie : a l’instar de la bougie This smells like my vagina, la chanteuse Erykah Badu vient d’annoncer la sortie prochaine d’un parfum à l’odeur de son vagin. Eryka n’hésite pas à nous livrer les secrets de sa fabrication : “J’ai pris beaucoup de mes culottes, je les ai coupées en petits morceaux et je les ai brûlées« . Bon sang mais c’est bien sûr ! se frappe-t-on le front en lisant cette interview, la clé du « feu philosophique » tant recherchée par les alchimistes gisait au fond de nos culottes!… On apprend même – si on a le courage de poursuivre cette édifiante lecture sur le site raprnb.com – que le vagin d’Erykah possède le pouvoir de « changer les hommes ». Hein ? Prenons-en de la graine les filles !… Et la star du R&B d’expliquer sans sourciller : « Les hommes dont je tombe amoureuse et qui tombent amoureux de moi changent de travail et de vie […] Les gens le méritent !” La somme qui va nous être demandée pour accéder à ce très élevé et très précieux « mérite » va sûrement être en proportion…

Gare à la surenchère les filles !

Bougie aux senteurs de vagin, parfum aux senteurs de vagin… ça sera quoi, la prochaine étape du Vagin Business ? Le « pot-pourri de ma vulve » ? Les « bâtons d’encens parfumés à mon berlingot » ? « L’huile essentielle aux extraits de mon minou »?… Mais je finirai cette chronique un poil (si je puis dire) caustique, sur une « note » aux fragrances positives : nous pouvons en parler et en rire. Ca dédramatise, ça lève des tabous sur le corps féminin. Et ça montre qu’on peut penser et causer librement sur tous les sujets. Pour ça, l’influenceuse de joie que je suis dit : thank you Gwineth !

Les optimistes ne sont pas des imbéciles heureux

On nous a tellement martelé qu’il faut souffrir pour créer, et en baver pour être un génie authentique !

On nous a tellement planté dans le crâne, comme le « drapeau noir » du spleen baudelairien, que la profondeur de pensée réside dans le drame. Que les pleurs du poète sont sacrés. Que, comme l’écrit Musset en trempant sa plume dans ses larmes, « les chants désespérés sont les chants les plus beaux ». Que la mélancolie, la désespérance, incarnent des sentiments nobles, tandis que le comique laisse éclater sa vulgarité dans les rires. Et puis les Romantiques nous ont appris que c’était « so cool », quand on était ado au 19ème siècle, de s’adonner au « vague des passions » avant même d’avoir vécu, et de choisir pour ses études la filière « suicide » !

Pourtant, il existe tant de contre-exemples de chef- d’oeuvres joyeux !

L’ouverture de la Flûte enchantée de Mozart, la Volière du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, le fameux « Que ma joie demeure » de Bach, et tant d’allegros qui vous emportent l’âme dans un galop joyeux… Du côté des « classiques » de la littérature : les comédies d’Aristophane et les Satires de Juvénal, les farces du Moyen-Age, les pièces de Molière, Gargantua, Don Quichotte, Candide, Jacques le fataliste, Tartarin de Tarascon, Bouvard et Pécuchet, Zazie dans le métro… Freud et Bergson ont théorisé sur le rire, Jankélévitch a philosophé sur l’ironie, Dario Fo a brillamment exposé et défendu Le Gai Savoir de l’acteur… Notre oeil se délecte du jardin des Délices de Bosch, des portraits en fruits et légumes d’Arcimboldo, de la poésie absurde de Max Ernst, Magritte, Dali… Et j’écris ce paragraphe en laissant glisser mes mots sur la « basse continue » du Canon de Pachelbel, chef-d’oeuvre de légèreté, grâce et volupté…

Selon les esprits chagrins, la joie marquerait notre indifférence aux malheurs d’autrui…

L’esprit chagrin culpabilisateur : Quoi ? Tu t’autorises à être heureux, tu oses chanter et te montrer gai comme un pinson, avec tous les événements terribles qui se produisent dans le monde ?

Moi : Tu ne t’es jamais dit que c’était l’inverse ? Et que justement, puisque nous avons la chance extraordinaire et prodigieuse, en cet instant – car tout est si précaire ! – d’être épargnés par ces malheurs, c’est à nous, qui en avons encore l’énergie et la force, de préserver, porter, incarner la Joie, et montrer la voie de la félicité à nos frères humains ? « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ». Jacques Prévert.

Pleuvez paillettes sonnez trompettes : 100 like pour ce blog!

J’en éprouve, vous vous en doutez bien, une grande joie ! Pas seulement pour moi, sa créatrice, mais… pour la Joie elle-même, plébiscitée 100 fois !

Et maintenant…

Comment vous remercier, et fêter joyeusement et dignement cette joyeuse nouvelle avec vous ? J’ai ma petite idée…

Un grand jeu-concours !

… lancé à compter d’aujourd’hui, et cloturé samedi 8 février au soir. Le principe : décrivez en 2-3 lignes maximum, ce que la joie signifie pour vous. Déposez votre texte en commentaire au bas de ce post.

Qu’est-ce qu’on gagne ?

1) L’occasion de mettre des mots sur ce qui nous met en joie et donc, savoir mieux l’identifier et le savourer. 2) Le(la) vainqueur (oui, le choix sera inévitablement subjectif) recevra un exemplaire dédicacé de mon livre : Bribes vagbondes d’un non-journal de voyage, un essai-voyage à travers toutes les formes de voyage…

Tellement de raisons de croire en l'humanité !

Une vidéo qui parle de l’accompagnement en fin de vie a-t-elle sa place dans cette rubrique des « joyeuses chroniques de martine ? » Sans hésiter je réponds : oui!…

… parce qu’en voyant ce témoignage de Xavier, infirmier en soins palliatifs, j’ai pensé: il faut vraiment être de mauvaise foi, et d’une négativité obstinée, pour nier qu’il y a des personnes magnifiques (que ce soit Xavier ou les gens qu’il accompagne). Et que si on veut bien porter notre regard et notre attention sur elles, notre espoir en l’humain, et notre confiance en l’humanité, deviennent évidence.

Les scènes d'amour : quel cinoche!

On dit souvent de ceux qui travaillent dans le cinéma porno qu’ils rêvent de rejoindre le cinéma mainstream. A voir les 3/4 de la production cinématographique destinée au grand public, il me semble que l’inverse est tout aussi vrai.

Qu’on ne s’y trompe pas : je n’expose pas ici le point de vue d’une conscience « prude », effarouchée par la vision de corps nus accouplés : devant ou hors caméra, chacun peut bien faire ce qu’il veut de ses fesses, je m’en tamponne hautement le coquillard. Non je veux partager un constat, amusé et las, sur ces scènes d’amour, la plupart du temps parfaitement inutiles à l’intrigue, qu’on nous sert de façon systématique dans la plupart des films – français, américains… il me semble que le phénomène s’observe nettement moins dans les autres pays.

Une partie de dominos, chéri(e) ?

Des scènes gratuites, donc, parce qu’à moins d’être un spectateur complètement idiot ou ignorant des choses de la vie, on a bien compris que les deux héros énamourés ne vont pas se livrer à une partie de dominos, une fois fermée la porte de la chambre – quand ils y arrivent car, de plus en plus souvent, on a droit à la scène d’amour dans le couloir d’entrée où, n’en pouvant plus de désir, ils se jettent avidement l’un sur l’autre… Mais quand leur libido impatiente leur laisse le temps d’atteindre la chambre, le réalisateur ne peut pas s’empêcher de les suivre. Là, sa caméra filme leurs ébats sans nous en laisser perdre une miette (au cas où on douterait encore de la nature exacte de leurs relations), dans un style à mi-chemin du documentaire et de la série les « Feux de l’amour », avec force musique sirupeuse, longs soupirs extatiques, et 3 plans serrés qui reviennent invariablement

Les 3 plans obligatoires de l’orgasme

1- Sur les mains de la meuf accrochées aux barreaux du lit (vous remarquerez qu’il se tourne peu de scènes de coït sur un futon) 2- Sur ses mains qui enserrent en le griffant le dos de son partenaire (un amant exceptionnel qui en remontre aux hardeurs les plus performants) 3- Sur le visage ébloui et pâmé de la bienheureuse lorsqu’elle atteint la jouissance suprême. Après cette scène qui n’a pas fait avancer l’histoire d’un poil, si j’ose dire, le film peut reprendre son cours normal.

Une méthode Stanislawski pour les scènes d’amour ?

On devrait introduire dans les cours d’acting (non non, n’y voyez pas un mauvais jeu de mots de ma part !) un module intitulé : « comment jouer une scène d’amour ? » Parce que pour qui veut réussir dans le cinoche, les scènes de cul, c’est un peu comme le doping dans le cyclisme: difficile d’y couper.

Burlesque, vous avez dit burlesque?

Zéro Patron aime qualifier ses productions de « burlesques ». Précisions sur le sens de ce mot.

Un peu d’histoire…

« Burlesque » vient de l’italien « burlesco », « burla », farce. En vogue au 17ème siècle, ce registre littéraire consistait à traiter un sujet noble et grave, avec un style et des mots comiques, voire vulgaires – ou jugés comme tels par la littérature académique.

De nos jours, « burlesque » désigne un comique exagéré et haut-en-couleurs avec, toujours, cette notion de décalage entre le ton léger employé et la gravité du sujet traité.

Le burlesque façon Zéro Patron

 » Burlesque, c’est le registre comique dans lequel s’inscrivent nos vidéos et nos pièces de théâtre. Par burlesque, on veut dire un ton comique et léger pour traiter de sujets graves et sérieux, un style d’humour extraverti, frais, à la fois féroce et bon enfant, une manière de faire « comme les sales gosses », pour faire éclater le ridicule des comportements humains, à commencer par les nôtres propres ».

Illustration…  

Dans cette vidéo, où Zéro Patron montre comment se sortir d’une dette envers la mafia : « L’homme d’honneur », une fiction-spaghetti à notre sauce.

Plein d’autres, ainsi que les podcast de nos émissions en live « improvisées », sont à visionner sur la chaîne Youtube Zéro Patron : https://www.youtube.com/channel/UCzW-t2z7dVs8qHKsqC4IUlA

Et ça serait sympa de nous soutenir en cliquant sur le carré rouge s’abonner :

Parce que pour les artistes indépendants que nous sommes ( = sans producteur ni relai dans les grands médias), c’est la seule façon, concrète rapide et gratuite, de nous aider.

Et aussi de suivre notre travail… et aussi, surtout, de te marrer avec nous ! 🙂 Tout en découvrant un autre point de vue, décalé, absurde… burlesque ! sur les sujets de société contemporains : l’écologie, la télé réalité, les youtubeurs, les nouveaux métiers, les coulisses du monde du théâtre… (j’en recauserai dans une prochaine chronique).

Zéro Patron : les productions qui ont pas peut d’être cons… et de nourrir ta réflexion.

Lâche pas ton rêve !

Garde ton rêve originel comme ton plus cher trésor, étreins-le assez fort pour que nul ne te l’enlève, mais ne l’étouffe pas. Protège-le contre les vents et marées violents des « tu n’y arriveras pas », mais ne t’y accroche pas. Tiens-le bien, mais ne le retiens pas. Ne l’empêche pas de prendre son propre envol, de s’aventurer sur des chemins inconnus où il se transformera… pour réapparaître un jour devant toi sous une forme que tu n’aurais jamais imaginée. Forcément plus grande, plus belle qu’en ton esprit. Plus solide aussi, car forgée dans la matière irremplaçable de l’expérience et du réel.

Comme je l’explique dans mon « autobiographie d’auteure » (oui, on vous en demande toujours une, pour vous présenter sur les plateformes de publication) : « Je marche plus à l’aise sur les chemins de traverse que sur les routes balisées. Je n’ai acquis aucun des signes qui consacrent un écrivain : publication chez un grand éditeur, reconnaissance du milieu littéraire, diffusion auprès d’un large lectorat… Mon rêve s’est frayé une autre voie, loin de tout ça. J’écris. Comme je sens, comme je sais. Et il y en a pour aimer ça. Que pouvais-je espérer de mieux, lorsque toute gosse déjà je disais : « je veux écrire »?

Les rêves s’incarnent dans une apparence que nous n’aurions jamais soupçonnée. Comme tout ce qui naît, dans l’une des formes infinies que prend la Vie.

Tiens bien ton rêve, mais ne le retiens pas : la magie qu’il porte en lui dépasse de loin tes plus folles espérances.