La joie de n’appartenir à aucune chapelle

Je n’aime pas me définir. Toute définition est une limite et un enfermement. Mais puisqu’il faut bien dire ce que l’on fait dans cette société, alors soit, je suis auteure et comédienne. En dehors des écoles, des styles, des chapelles.

Je ne m’impose jamais les contraintes d’une convention ou d’un genre. Je ne me situe ni dans le registre de la vanne obligatoire toutes les 5 minutes, ni dans celui d’un certain théâtre contemporain à concepts et résolument engagé.

Il y a ce que je suis et ce que je fais. C’est tout. Et lorsque ce que je suis et fais vous inspire, vous embarque, vous amuse ou vous émeut, c’est ma plus grande joie !

La joie d’être libre de l’approbation et du jugement !

De l’instant où toi tu sais ce qui te donne la joie, le kiff et l’enthousiasme, n’attends aucune permission, ne recherche aucune approbation, ne te laisse perturber et retarder par aucun jugement.

Nul, pas même le plus grand expert dans la voie que tu t’es choisie, ne sait mieux que toi ce que tu ressens, ce que tu aimes et ce que tu veux. Des critiques, ne garde que celles qui partent d’une intention bienveillante, constructive, utile à ton évolution. Et de toute façons au final, c’est toi qui trancheras et décideras.

C’est toi le boss

Tu es seul maître à bord. Les personnes que l’on trouve originales et talentueuses l’ont compris et n’en font qu’à leur tête, que selon leurs critères et les repères de leur boussole interne, en accord avec leur monde intérieur. Elles nous inspirent parce qu’elles explorent, se lancent, s’aventurent dans des voies inconnues ou non conformes.

« J’aime, j’aime pas ! »… et alors ?

Auteure et comédienne, je m’expose aux applaudissements comme aux « j’aime pas », aux éloges comme aux critiques sans appel. Et, selon la formule consacrée par Corneille dans sa tragédie Cinna : « J’en accepte l’augure! » Cela m’a même inspiré deux petites vidéos, où je joue une farouche détractrice de Martine Plaucheur, et une fervente fan.