Comme un cheval libre…

En quittant mon boulot de cadre dans la fonction publique, voilà 10 ans (quelle délivrance à aucun moment regrettée !) j’ai quitté le mode de vie qui allait avec.

Je consommais, je CONsommais, pour me payer des futilités qui ne me servaient à rien. Ou plutôt si, à une chose : compenser par de faux plaisirs un travail que je détestais, parce que ce n’était pas moi, cette « fonctionnaire chargée de mission ».

Et puis, je donnais le change à la « société » en participant à ses activités. En plus d’un statut professionnel et d’une fiche de paye, ça fait de vous une personne intégrée.

Tout ce cirque m’emmerdait. Mais profondément, prodigieusement!

J’y ai mis un terme pour entrer dignement et joyeusement dans la quarantaine.

J’ai adopté un mode de vie le plus simple possible, je veux dire, le plus affranchi possible des apparences, des obligations, des trompe-couillons qui nous détournent de l’essentiel : exprimer et offrir le meilleur de nous-mêmes.

Et rire et aimer.

C’est tout.

(Photo-éloge d’une magnifique coupe naturelle, car je ne vais plus jamais chez le coiffeur. Tout en comprenant parfaitement que d’autres y aillent, et c’est heureux pour la profession. Mes choix sont dénués de tout prosélytisme, et chaque être est libre des siens).

Une intelligence trop subtile pour nous

Penser par soi-même, en se référant à nos lectures, notre savoir théorique et empirique, les réflexions engrangées au fil de notre vécu, notre bon sens (sans pour autant nous exonérer de la complexité du réel, au contraire)… quelle drôle d’idée ! Non, il nous faut écouter et suivre nos maîtres à penser, et notamment, ces guides d’une espèce nouvelle, dotés d’une intelligence particulièrement profonde, subtile, originale…

Et ne nous avisons surtout pas de chercher à comprendre : nos esprits grossiers et limités ne sont pas équipés pour se hausser à un tel niveau de génie.

Le QR Code, c’est si pratique !

La technologie, c’est comme le cholestérol – du moins, ce qu’on nous a raconté sur le sujet, car allez savoir pourquoi, je me méfie maintenant des « vérités » scientifiques : il y a la bonne et la mauvaise.

La bonne technologie t’offre la possibilité, par exemple, de communiquer via ce blog, de confronter et enrichir ta vision avec celle des autres, d’aller chercher toi-même tes sources d’informations, parmi celles que tu juges les plus indépendantes et fiables… La mauvaise oeuvre au service d’une volonté de contrôle total, et totalitaire, sur tous les êtres. Elle nous fait croire qu’elle nous simplifie la vie pour nous en déposséder, et nous asservir intégralement : c’est à ce signe caractéristique qu’on la reconnait.

Mon frère humain, de grâce, déQRcode-toi avant qu’il soit trop tard !

Chroniques de la France ordinaire – septembre 2022

Nous vivons une époque si stupéfiante de bêtise qu’il convient d’en garder les traces. Et d’en consigner soigneusement les plus belles perles.

Sans ce travail de greffiers de l’Absurde, de Saint-Simon de la Cour élyséenne, les historiens et les générations futures croiront que des événements si monstrueusement grotesques sont le fruit de mauvais canulars. Et ne se sont jamais produits.

Certes, les présentes chroniques relèvent du genre satirique, et retranscrivent la réalité avec une liberté sarcastique exagérant les faits. Mais si peu… le fond des choses, l’esprit de l’époque et de ses principaux acteurs y sont fidèlement représentés. Et c’est là l’essentiel.

En outre, le choix de la parodie permet de passer les fourches caudines de la censure, implacable en cet an de (dis)grâce 2022.

« Nous n’avons pas peur de Poutine ! S’il le faut, nous partirons nous battre armés de notre courage, de nos cols roulés, et de nos étendoirs ! » (un membre du gouvernement)

-Douce Arielle, je vais accomplir un grand sacrifice !

-Mon Dieu ! Quoi Bernard-Henri?

-Je vais troquer ma chemise blanche contre un col roulé !

-Vous êtes merveilleux Bernard-Henri !

-Sortez-moi mon costume Saint-Laurent, je pars guerroyer ! (scène de vie chez le philosophe français le plus populaire)

« Si un seul d’entre vous ose me désobéir, je dissous l’Assemblée, tous les députés, le Palais Bourbon, l’Elysée, la France entière ! et à la fin, je me dissous moi-même !!… » (Manu de Funès dans La folie des grandeurs, le remake)

Déboulonnage des statues : enfin le guide

Le déboulonnage des statues est devenu un tel phénomène, qu’il manquait un ouvrage pour accompagner ce nouveau tourisme militant. Et documenter le dégagisme qui fleurit dans nos villes.

Voici donc le Guide des statues déboulonnables en France. Un manuel qui a pour but d’identifier les statues menacées, afin de faciliter tout autant leur protection que leur déboulonnage éventuel, s’il s’avère légitime.

Guide des statues déboulonnables en France, de Martine Plaucheur

Disponible dans toutes les librairies. 12 €

Faut-il dégenrer la littérature de genre ?

Qui veut faire l’ange, c’est bien connu, fait la bête. A trop vouloir se montrer vertueux et parfaits, soumis à un auto-contrôle permanent pour ne froisser personne, on finit par ne plus pouvoir rien dire ni rien écrire.

Comment un auteur, pardon, un.e auteur.trice, peut parvenir à déployer ses idées, son style, son imaginaire, en respectant scrupuleusement les règles de l’écriture et de la pensée inclusives ? C’est l’expérience littéraire-limite explorée dans cette petite vidéo.

Novlangue + Novscience

= une association malheureuse, qui engendre la vacuité des idées, l’extinction de l’intelligence.

Et un totalitarisme d’un genre nouveau, bon teint, souriant, se réclamant d’une science innovante qui n’innove en rien, sinon dans le pire.

Mais restons fidèle à la charte optimiste de ce blog. Et pointons cette tendance de notre époque avec humour.

Roulez jeunesse !

Le 7 mai fut la date historique de l’intronisation de la Présidente Reine d’Idioland.

Notre guide suprême nous a promis la « Renaissance », le renouveau d’un monde ouvert sur un horizon vierge, fondés sur les légitimes espérances que nous plaçons en la jeunesse de notre beau pays idiolandais… mais la fête du 7 mai n’a pas vraiment incarné cet élan neuf. Retour en images.