Roulez jeunesse !

Le 7 mai fut la date historique de l’intronisation de la Présidente Reine d’Idioland.

Notre guide suprême nous a promis la « Renaissance », le renouveau d’un monde ouvert sur un horizon vierge, fondés sur les légitimes espérances que nous plaçons en la jeunesse de notre beau pays idiolandais… mais la fête du 7 mai n’a pas vraiment incarné cet élan neuf. Retour en images.

L’actu vue par Josiane et Kim

Une citoyenne et une influenceuse commentent l’actualité de ce mois de mai.

Après tout, elles ne sont pas moins légitimes que les journalistes qui (sauf exceptions) ont oublié le sens des mots « déontologie », « investigation », et « indépendance ».

Et puis, ça nous change de la propagande et du narratif officiels.

Pandémonia ou Noubilla ?

Epoque étrange que la nôtre, entre tragédie et bouffonerie, et l’actualité zappe sans cesse de l’une à l’autre…

Ne nous laissons pas ballotter par ce flot déstabilisant et abrutissant.

Reprenons les rênes, en nous rappelant ces deux vérités essentielles :

L’histoire de l’humanité s’est toujours déroulée entre ces deux pôles, non point contraires mais indissociables, réunis dans un package unique qui s’appelle la vie, dont il nous faut accepter tout, ou rien.

Cultivons et gardons la capacité d’en rire. C’est une grande force qui nous aide à garder une distance caustique, malicieuse, joyeuse, et protectrice, indispensable pour rester vivants, au sens le plus énergique, vibratoire et printanier du mot.

Message d’une manifestante pacifique

 » Je veux vous parler de non-violence. Mais qui je suis, pour débattre et théoriser sur ce grand sujet ? Personne et tout le monde. N’importe qui et nous tous. Egalité, et plus d’ego : deux bases fondamentales, je le crois, pour vraiment commencer à penser autrement. 

La violence. Nous savons parfaitement qui la génère et de quel côté elle est. L’état a toujours été violent, toujours. Il y a juste des périodes où cette violence se manifeste dans un déchaînement plus visible. C’est tout. Soyons lucides sur ce point, une fois pour toutes. N’en soyons plus étonnés. Ainsi, nous gagnerons du temps. Et mettrons notre énergie, non plus dans la plainte et l’insulte, mais dans l’action. Une action juste, efficace, persévérante, et inarrêtable. 

Nous avons affaire à des psychopathes, des créatures dénaturées avec un trou à la place du coeur, qui ne reculeront devant rien, rien, pour conserver leur pouvoir. Et plus ils vont se sentir menacés, plus ils vont dévoiler leur vrai visage. Hideux. Haineux. Glacial. Monstrueux. Sachons-le. Pas pour trembler, non, au contraire : Soyons sans peur. Déterminés. Et animés d’un grand calme.

C’est à ce second point que j’en viens maintenant : le calme dont on ne doit pas se départir. À aucun moment. Ceux qui, dans leurs actions de protestation, appellent au calme (j’en suis) ne sont ni de grands naïfs, ni des mollassons peureux. Ils ont juste compris que répondre à la violence par la violence ne conduit jamais à la victoire. Ou alors, des victoires très brèves, très cher payées du prix des larmes, des blessés, parfois des morts, et tout de suite réprimées avec encore plus de violence par un état voyou qui s’asseoit en ricanant sur les règles de droit. Un cycle infernal.

Ils ont les gardes armées, les blindés, la panoplie complète de Robocop… on n’a aucune chance face à ça. Aucune. Mais on a bien plus. Infiniment plus. Les lois naturelles, les lois de la vie, les lois de l’humanité, et même, allez, osons le mot, les lois du divin sont avec nous. Et je le dis sans référence religieuse aucune. Juste la conscience d’une transcendance que le cynisme orgueilleux de nos sociétés n’a que trop bafouée

La transcendance. Le plus grand que nous. Et tellement plus grand que ces minuscules pantins dont les vrais maîtres tirent les ficelles en coulisses. Avant chaque manifestation, chaque action de désobéissance, et même, chaque matin, je demande à cette puissance plus forte que tout de me donner de sa force et de m’habiter. 

Incarnons le changement qu’on veut. Pas que les samedis après-midi, mais tous les jours, chaque instant. Montrons partout, à tous, la meilleure part de nous. Soyons le miroir, impavide et digne, qui renverra au flic son image grotesque, ridicule, avec son pauvre uniforme et sa pitoyable matraque. Et soyons aussi la manifestation lumineuse, vibrante, souriante, sereine, libre, et souveraine, d’un avenir, déjà présent, qui donnera aux autres l’envie de nous rejoindre (ces autres qui, au fait, sont moi-même).

Et pour parachever ma définition, la non-violence est une grande force. Elle n’a rien à voir avec la naïveté du bisounours. Elle s’appuie sur la certitude, profondément enracinée, de ma souveraineté et de mon autonomie inaliénables. Et elle ne consiste pas à se faire cueillir comme des bleus par les bleus, d’avancer confiants la bouche en cœur vers la cohorte de CRS, et de tendre la joue à la matraque, non !… la non-violence est organisée, patiente, rusée, et inventive. Il nous faut imaginer des formes d’actions originales, percutantes, et pourquoi pas drôles… nous déployer rapides, mobiles, furtifs, en plusieurs points de la ville, pour faire courir les légions romaines en tous sens… ou au contraire, nous tenir rassemblés, assis, inamovibles, silencieux ou chahuteurs… ou… il y a tant de formes de manifestations possibles!… mais quelle que soit la tactique choisie, l’appliquer dans le calme, je le répète, j’insiste. Parce qu’être libre, c’est ne plus être esclave de nos émotions, et de notre réactivité qui nous fait tomber direct dans leurs provocations et leurs pièges les plus grossiers. 

Si je devais synthétiser ce long pavé (un de ceux que je ne balancerai pas en manif, sauf cas extrême de légitime défense) en trois mots : Souveraineté. Sérénité. Inventivité « . 

Bienvenue dans la nouvelle normalité !

Toute expérience ou période sombre recèle sa part de lumière.

Son cadeau qui consiste en de nouvelles étapes à franchir pour nous faire grandir. En authenticité, en autonomie. Et en humanité qui est capacité à aimer.

Le cadeau de cette époque masquée, c’est de faire enfin tomber tous les masques.

Tricher, avec soi et avec les autres, n’est plus possible. Sauf à vouloir maintenir, au prix de toutes, absolument toutes les soumissions consenties, les mensonges monstrueux d’un monde déjà mort, qui agite la peur en espérant cacher les derniers soubresauts de son agonie.

Les hasards heureux de l’extrapolation

Extrapoler : « tirer une conclusion à partir de données incomplètes ». Autrement dit, anticiper ce qui nous attend en sachant décrypter les informations et les faits présents.

Point besoin de posséder un don de voyance, pour deviner leurs manigances : ma chaîne connerie virale TV extrapole les événements en les tirant jusqu’à leur point d’absurdité maximale. Et force m’est de constater que depuis bientôt 2 ans, hélas, la réalité finit presque toujours par rejoindre mes pires pitreries.

Je finis donc par croire qu’il ne s’agit plus d’heureux hasards. Mais de cette lucidité à la disposition de tout un chacun, dès lors que son esprit a choisi de se tenir en retrait du brouhaha injonctif de la doxa, pour suivre sa voie propre. Fondée sur ce qu’il a appris et validé par lui-même.

N’entrons pas dans les sombres rangs de la conformité, ce fléau qui annihile le meilleur et le plus beau de la vie, son époustouflante diversité, son imprévisibilité porteuse d’une inépuisable magie. Et son énergie primordiale, la joie.

La vraie vie d’Adèle

https://odysee.com/@quebecmedia:e/Martinique—D%C3%A9fendez-vous:1

Je ne sais si cette Adèle-là, soignante, aura l’heur d’un film sur sa vie…

Pourtant, elle le mériterait amplement, cette inspirante héroïne de notre temps.

Bravo Adèle. De nous montrer que l’intégrité, la vérité, l’éthique, le face-à-face avec notre conscience, ça ne se négocie pas. Ca ne s’effondre pas comme un château de cartes, devant un souvent bien commode: « Je n’ai pas le choix ».

Bravo Adèle !

Major Pinkie face à Tyrannovirus

Quand Henri-Frédéric Blanc, chef de file du mouvement littéraire iconoclaste de l’Overlitterature, et créateur de la collection irrévérencieuse Merde à… , m’a lancé l’invitation, honorifique et réjouissante, d’écrire un texte pour son recueil collectif Tyrannovirus, j’ai tout de suite pensé à Major Pinkie.

Seule la Guerrière de l’Amour – l’héroïne au casque rose du roman-photo éponyme que nous avons créé avec David Zaw en 2014 – me semblait équipée du courage et de la folie nécessaires pour se confronter au monstre tyrannique qui, sous un prétexte sanitaire, a surgi dans notre paysage quotidien en mars 2020.

Le Journal de Major Pinkie pendant la guerre contre Coco Virus est un des textes de cet ouvrage réunissant des points de vue singuliers, très politiquement incorrects, parfaitement affranchis des narratifs officiels autorisés.

Tyrannovirus montre que la littérature a son mot à dire. Et possède encore le pouvoir de porter une parole libre, d’autant plus précieuse en cette époque où l’argument d’autorité, cher aux Inquisiteurs d’antan, fait son sinistre retour.

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Photo : David Zaw