Une intelligence trop subtile pour nous

Penser par soi-même, en se référant à nos lectures, notre savoir théorique et empirique, les réflexions engrangées au fil de notre vécu, notre bon sens (sans pour autant nous exonérer de la complexité du réel, au contraire)… quelle drôle d’idée ! Non, il nous faut écouter et suivre nos maîtres à penser, et notamment, ces guides d’une espèce nouvelle, dotés d’une intelligence particulièrement profonde, subtile, originale…

Et ne nous avisons surtout pas de chercher à comprendre : nos esprits grossiers et limités ne sont pas équipés pour se hausser à un tel niveau de génie.

Le QR Code, c’est si pratique !

La technologie, c’est comme le cholestérol – du moins, ce qu’on nous a raconté sur le sujet, car allez savoir pourquoi, je me méfie maintenant des « vérités » scientifiques : il y a la bonne et la mauvaise.

La bonne technologie t’offre la possibilité, par exemple, de communiquer via ce blog, de confronter et enrichir ta vision avec celle des autres, d’aller chercher toi-même tes sources d’informations, parmi celles que tu juges les plus indépendantes et fiables… La mauvaise oeuvre au service d’une volonté de contrôle total, et totalitaire, sur tous les êtres. Elle nous fait croire qu’elle nous simplifie la vie pour nous en déposséder, et nous asservir intégralement : c’est à ce signe caractéristique qu’on la reconnait.

Mon frère humain, de grâce, déQRcode-toi avant qu’il soit trop tard !

Chroniques de la France ordinaire – septembre 2022

Nous vivons une époque si stupéfiante de bêtise qu’il convient d’en garder les traces. Et d’en consigner soigneusement les plus belles perles.

Sans ce travail de greffiers de l’Absurde, de Saint-Simon de la Cour élyséenne, les historiens et les générations futures croiront que des événements si monstrueusement grotesques sont le fruit de mauvais canulars. Et ne se sont jamais produits.

Certes, les présentes chroniques relèvent du genre satirique, et retranscrivent la réalité avec une liberté sarcastique exagérant les faits. Mais si peu… le fond des choses, l’esprit de l’époque et de ses principaux acteurs y sont fidèlement représentés. Et c’est là l’essentiel.

En outre, le choix de la parodie permet de passer les fourches caudines de la censure, implacable en cet an de (dis)grâce 2022.

« Nous n’avons pas peur de Poutine ! S’il le faut, nous partirons nous battre armés de notre courage, de nos cols roulés, et de nos étendoirs ! » (un membre du gouvernement)

-Douce Arielle, je vais accomplir un grand sacrifice !

-Mon Dieu ! Quoi Bernard-Henri?

-Je vais troquer ma chemise blanche contre un col roulé !

-Vous êtes merveilleux Bernard-Henri !

-Sortez-moi mon costume Saint-Laurent, je pars guerroyer ! (scène de vie chez le philosophe français le plus populaire)

« Si un seul d’entre vous ose me désobéir, je dissous l’Assemblée, tous les députés, le Palais Bourbon, l’Elysée, la France entière ! et à la fin, je me dissous moi-même !!… » (Manu de Funès dans La folie des grandeurs, le remake)

Roulez jeunesse !

Le 7 mai fut la date historique de l’intronisation de la Présidente Reine d’Idioland.

Notre guide suprême nous a promis la « Renaissance », le renouveau d’un monde ouvert sur un horizon vierge, fondés sur les légitimes espérances que nous plaçons en la jeunesse de notre beau pays idiolandais… mais la fête du 7 mai n’a pas vraiment incarné cet élan neuf. Retour en images.

L’actu vue par Josiane et Kim

Une citoyenne et une influenceuse commentent l’actualité de ce mois de mai.

Après tout, elles ne sont pas moins légitimes que les journalistes qui (sauf exceptions) ont oublié le sens des mots « déontologie », « investigation », et « indépendance ».

Et puis, ça nous change de la propagande et du narratif officiels.

Pandémonia ou Noubilla ?

Epoque étrange que la nôtre, entre tragédie et bouffonerie, et l’actualité zappe sans cesse de l’une à l’autre…

Ne nous laissons pas ballotter par ce flot déstabilisant et abrutissant.

Reprenons les rênes, en nous rappelant ces deux vérités essentielles :

L’histoire de l’humanité s’est toujours déroulée entre ces deux pôles, non point contraires mais indissociables, réunis dans un package unique qui s’appelle la vie, dont il nous faut accepter tout, ou rien.

Cultivons et gardons la capacité d’en rire. C’est une grande force qui nous aide à garder une distance caustique, malicieuse, joyeuse, et protectrice, indispensable pour rester vivants, au sens le plus énergique, vibratoire et printanier du mot.

Message d’une manifestante pacifique

 » Je veux vous parler de non-violence. Mais qui je suis, pour débattre et théoriser sur ce grand sujet ? Personne et tout le monde. N’importe qui et nous tous. Egalité, et plus d’ego : deux bases fondamentales, je le crois, pour vraiment commencer à penser autrement. 

La violence. Nous savons parfaitement qui la génère et de quel côté elle est. L’état a toujours été violent, toujours. Il y a juste des périodes où cette violence se manifeste dans un déchaînement plus visible. C’est tout. Soyons lucides sur ce point, une fois pour toutes. N’en soyons plus étonnés. Ainsi, nous gagnerons du temps. Et mettrons notre énergie, non plus dans la plainte et l’insulte, mais dans l’action. Une action juste, efficace, persévérante, et inarrêtable. 

Nous avons affaire à des psychopathes, des créatures dénaturées avec un trou à la place du coeur, qui ne reculeront devant rien, rien, pour conserver leur pouvoir. Et plus ils vont se sentir menacés, plus ils vont dévoiler leur vrai visage. Hideux. Haineux. Glacial. Monstrueux. Sachons-le. Pas pour trembler, non, au contraire : Soyons sans peur. Déterminés. Et animés d’un grand calme.

C’est à ce second point que j’en viens maintenant : le calme dont on ne doit pas se départir. À aucun moment. Ceux qui, dans leurs actions de protestation, appellent au calme (j’en suis) ne sont ni de grands naïfs, ni des mollassons peureux. Ils ont juste compris que répondre à la violence par la violence ne conduit jamais à la victoire. Ou alors, des victoires très brèves, très cher payées du prix des larmes, des blessés, parfois des morts, et tout de suite réprimées avec encore plus de violence par un état voyou qui s’asseoit en ricanant sur les règles de droit. Un cycle infernal.

Ils ont les gardes armées, les blindés, la panoplie complète de Robocop… on n’a aucune chance face à ça. Aucune. Mais on a bien plus. Infiniment plus. Les lois naturelles, les lois de la vie, les lois de l’humanité, et même, allez, osons le mot, les lois du divin sont avec nous. Et je le dis sans référence religieuse aucune. Juste la conscience d’une transcendance que le cynisme orgueilleux de nos sociétés n’a que trop bafouée

La transcendance. Le plus grand que nous. Et tellement plus grand que ces minuscules pantins dont les vrais maîtres tirent les ficelles en coulisses. Avant chaque manifestation, chaque action de désobéissance, et même, chaque matin, je demande à cette puissance plus forte que tout de me donner de sa force et de m’habiter. 

Incarnons le changement qu’on veut. Pas que les samedis après-midi, mais tous les jours, chaque instant. Montrons partout, à tous, la meilleure part de nous. Soyons le miroir, impavide et digne, qui renverra au flic son image grotesque, ridicule, avec son pauvre uniforme et sa pitoyable matraque. Et soyons aussi la manifestation lumineuse, vibrante, souriante, sereine, libre, et souveraine, d’un avenir, déjà présent, qui donnera aux autres l’envie de nous rejoindre (ces autres qui, au fait, sont moi-même).

Et pour parachever ma définition, la non-violence est une grande force. Elle n’a rien à voir avec la naïveté du bisounours. Elle s’appuie sur la certitude, profondément enracinée, de ma souveraineté et de mon autonomie inaliénables. Et elle ne consiste pas à se faire cueillir comme des bleus par les bleus, d’avancer confiants la bouche en cœur vers la cohorte de CRS, et de tendre la joue à la matraque, non !… la non-violence est organisée, patiente, rusée, et inventive. Il nous faut imaginer des formes d’actions originales, percutantes, et pourquoi pas drôles… nous déployer rapides, mobiles, furtifs, en plusieurs points de la ville, pour faire courir les légions romaines en tous sens… ou au contraire, nous tenir rassemblés, assis, inamovibles, silencieux ou chahuteurs… ou… il y a tant de formes de manifestations possibles!… mais quelle que soit la tactique choisie, l’appliquer dans le calme, je le répète, j’insiste. Parce qu’être libre, c’est ne plus être esclave de nos émotions, et de notre réactivité qui nous fait tomber direct dans leurs provocations et leurs pièges les plus grossiers. 

Si je devais synthétiser ce long pavé (un de ceux que je ne balancerai pas en manif, sauf cas extrême de légitime défense) en trois mots : Souveraineté. Sérénité. Inventivité « .