Une intelligence trop subtile pour nous

Penser par soi-même, en se référant à nos lectures, notre savoir théorique et empirique, les réflexions engrangées au fil de notre vécu, notre bon sens (sans pour autant nous exonérer de la complexité du réel, au contraire)… quelle drôle d’idée ! Non, il nous faut écouter et suivre nos maîtres à penser, et notamment, ces guides d’une espèce nouvelle, dotés d’une intelligence particulièrement profonde, subtile, originale…

Et ne nous avisons surtout pas de chercher à comprendre : nos esprits grossiers et limités ne sont pas équipés pour se hausser à un tel niveau de génie.

Novlangue + Novscience

= une association malheureuse, qui engendre la vacuité des idées, l’extinction de l’intelligence.

Et un totalitarisme d’un genre nouveau, bon teint, souriant, se réclamant d’une science innovante qui n’innove en rien, sinon dans le pire.

Mais restons fidèle à la charte optimiste de ce blog. Et pointons cette tendance de notre époque avec humour.

« En mode joie » est à Cannes !

… enfin non, pas exactement. Disons que pendant le Festival de Cannes, En mode joie se fait son propre festival, fidèle à ses grands principes : humour, dérision, parodie, imaginaire en roues libres.

Et après tout, vu l’univers en toc qui émerge chaque année sur le tapis rouge, fausses plantes, faux sourires, fausses plastiques, fausses émotions surjouées à propos d’un art censément engagé et généreux, qui s’auto-encense dans un entre-soi qui nous insupporte ou nous indiffère, je me dis, ma foi, que mon cinoche n’est pas plus mauvais que le leur.

En mode joie vous souhaite une bonne projection.

Roulez jeunesse !

Le 7 mai fut la date historique de l’intronisation de la Présidente Reine d’Idioland.

Notre guide suprême nous a promis la « Renaissance », le renouveau d’un monde ouvert sur un horizon vierge, fondés sur les légitimes espérances que nous plaçons en la jeunesse de notre beau pays idiolandais… mais la fête du 7 mai n’a pas vraiment incarné cet élan neuf. Retour en images.

I, not robot !

Ce sont peut-être nos bugs, tous ces loupés, ces imperfections, ces imprévus qui nous rendent si indécrottablement humains… qui nous sauveront de la robotisation cauchemardesque que nous promettent les transhumanistes.

Zoé a des soucis avec ses robots domestiques…