À Idioland, l’arbitraire fait loi

À Idioland, la Présidente-Reine gouverne et édicte son bon vouloir depuis sa chambre

À Idioland, la Présidente-Reine s’adresse à son peuple sur Tik Tok et Instagram

À Idioland, la Présidente-Reine parle et on se tait. Chacun de ses désirs, même le plus irréalisable, fantasque, injuste… doit être mis en œuvre sur le champ

À Idioland, le discours officiel du gouvernement, servilement relayé par les médias Idiolandais, tient lieu de parole sacrée. Aucun débat, questionnement, remise en doute, opinion alternative, fait contradictoire… n’ont droit de cité et sont sévèrement punis.

À Idioland, l’arbitraire le plus inique et stupide a force de loi.

(Toute ressemblance avec un pays que vous connaissez bien n’est pas fortuite).

Bienvenue à Idioland !

Il y a quelques années est sorti « Idiocratie », un film prémonitoire sur l’imbécilité dans laquelle nous voyons sombrer aujourd’hui nos démocraties.

L’abêtissement et l’abrutissement quotidiens des esprits, le remplacement de la pensée complexe, seule apte à saisir les riches nuances du réel, par les raisonnements binaires primaires, du débat intelligent par l’insulte vulgaire, et de la liberté de questionner par une propagande implacable qui censure sans s’embarrasser tout ce qui vient la contrarier… constituent désormais le mode de gouvernance préféré de nos dirigeants. Une « idiocratisation » qui s’appuie sur son indispensable allié : l’apeurement. Car un cerveau enlisé dans la peur n’est plus en capacité d’analyser, discerner, cautionner ou désapprouver, choisir, ni initier la moindre action.

L’Intelligence (et ce mot en embrasse tous les champs : intelligence intellectuelle, émotionnelle, intuitive, créatrice…) devient dès lors notre première arme de résistance, le premier rempart pour préserver notre humaine condition.

Et puisque nos dirigeants, et leurs laquais parlementaires et médiatiques, nous prennent de plus en plus ouvertement pour des cons, avec un mépris clairement affiché que nous recevons comme une insulte intolérable, renvoyons-leur l’image de la bêtise crasse qu’ils incarnent à force de la promouvoir. Et dont, funestes pantins sans âme ni conscience, ils laisseront à l’Histoire le souvenir pathétique.

En résumé, je vous lance cette invitation réjouissante mes amis : foutons-nous de leur gueule ! À fond. Dans les grandes largeurs du ridicule. Et sans pitié. Comme eux.