Kim Noubilla femme engagée !

Toujours prête à se dévouer corps et âme (surtout corps) pour défendre une noble cause, notre Kim internationale lance le slogan (et le hashtag « assorti »): « Protège-toi, protège-moi, follow-moi ! »

Garder la santé, oui ! Renoncer au glamour, non ! Le masque créé par Kim te permettra de rester protégée et sexy tout l’été. Commande-le vite, édition limitée !

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Kim Noubilla : l’archétype (archémeuf ?) des influenceuses stars

Kim Kardashian, Nabilla… ces filles rendues célèbres par la télé-réalité drainent des fans (et des bénéfices) par millions. Et quand je dis millions, c’est au sens concret et chiffré : à chaque post sur Instagram, Kim Kardashian gagne entre 300 et 500 000 $… Quelles sont les raisons d’un tel engouement ? Comment le phénomène de ces stars qui ne produisent rien sur le plan créatif et artistique, est-il apparu ?

De l’identification impossible…

Dans son sens premier, une star, c’est une étoile. Elle nous attire par son halo éclatant et lointain, inaccessible au commun des mortels. Il fut un temps où les stars cultivaient, outre un talent, ou a minima une compétence pour le cinéma ou la chanson, un caractère mystérieux, opaque, fascinant : Greta Garbo, Lauren Bacall, Ava Gardner, Grace Kelly, Marilyn… Des femmes rayonnant une beauté si parfaite et une aura si subjugante, que les autres femmes ne pouvaient s’identifier à ces soeurs archi-idéalisées, quasi irréelles, qu’en se projetant dans un conte de fées.

à la star de proximité

Peu à peu, les stars sont devenues plus accessibles, plus proches, plus « comme vous et moi ». L’aura, désormais incongrue dans cette nouvelle perspective, ancrée dans notre commune humanité, est tombée. Demeurait quand même le don, la capacité à réaliser une performance, saluée par le public – ce qui n’a pas empêché de laisser une foule de talents dans l’ombre, injustement méconnus, car non soutenus par la puissante industrie du cinéma et de la musique, mais c’est un autre sujet.

jusqu’à la célébrité à portée de toutes

Avec l’émission « Loft Story » en 2001, et l’apparition de la télé-réalité – dont la mise en scène dissimulée et les comportements exacerbés des participants n’ont pas grand-chose de réel, en vérité – nous sommes entrés dans l’ère prophétisée par Warhol : « Chacun aura droit à 15 mn de célébrité ». A cette différence près que, avec des influenceuses comme Kim Kardashian et Nabilla, le quart d’heure se prolonge en semaines, en mois, voire en années.

J’ai réfléchi au phénomène, et élaboré l’hypothèse suivante : se demander pourquoi ces filles sont célèbres, suivies par des millions de followers, alors qu’elles ne se sont distinguées dans aucune discipline artistique, sportive… – c’est là un simple constat, non un jugement négatif sur elles – c’est poser, il me semble, la question à l’envers : c’est précisément parce que ces personnalités publiques n’ont rien de spécial ni d’exceptionnel à offrir, hormis leur bobine et leur image, que leurs fans féminines (en majorité des adolescentes) s’autorisent à espérer qu’elles aussi, un jour, pourront accéder à la gloire, sans bouger leur petit doigt que les producteurs de télé-réalité exigent manucurés et vernis. Un miroir aux alouettes sur lequel j’ai voulu attirer l’attention, comme à mon habitude par l’humour, en créant le personnage de Kim Noubilla.

Tu peux retrouver Kim sur mon compte Instagram https://www.instagram.com/martineplaucheur, et sur la chaîne Youtube Zéro Patron https://www.youtube.com/watch?v=m6cfA_56SCk&t=73s. Et voici, en exclu pour les abonnés de enmodejoie, sa nouvelle vidéo, avec une révélation inattendue à la fin… propice, je l’espère, à une réflexion sur les contraintes imposées à la femme sur son image, aussi rigides et étouffantes que les corsets d’antan.

La fin de la vidéo a été tournée à la librairie Au Fin Limier – 81 bd Baille à Marseille – dont je ne saurais que trop vous recommander l’accueil compétent et chaleureux.