Mais enfin où est le problème ?…

Il est toujours étonnant, pour ne pas dire sidérant, de constater la facilité, pour ne pas dire l’inconscience irresponsable, avec laquelle certains de nos semblables intègrent les nouvelles normes d’un monde en passe (n’y voyez pas un piètre jeu de mots) de se transformer en un récit à la K.Dick. Le talent littéraire en moins, n’en demandons pas trop à nos « élites » dirigeantes.

Fort heureusement pour la dignité de l’espèce humaine, et espérons-le, la suite de son histoire, les consciences lucides veillent et éclairent d’autres voies…

FFIstes de tous les pays, unissez-vous !

Déjà, il y a 15 ans, j’avais pressenti et célébré la force de l’inertie dans une chronique de feu mon 1er blog qui s’intitulait « Et le méditant seul, assis, suspendit la course du monde ».

Mais la philosophie taoïste m’avait largement devancée en mettant à l’honneur, dès le Veme siècle avant JC, le « wu wei », un art subtil du non-agir.

Avec la maturité de ma cinquantaine entamée, je franchis un cap supplémentaire dans la sagesse non-agissante, en fondant le mouvement des FFI (Forces Françaises de l’Inaction).

Notre slogan : « J’oppose à ce monde à la con, la force de mon inaction ».


Je poursuis ma mission de faiseuse de joie !

En dépit des sombres temps qui courent…

ou plutôt : en raison-même de cette période d’anti-joie, je vais propager encore et encore plus la joie.

Parce que sinon, ça voudrait dire que c’était du chiqué, une posture « pour me faire mousser », de prôner le rose avant qu’on tombe dans la sinistrose : la lumière ne s’éprouve et ne prend son éclat véritable qu’au contact de l’ombre.

Et aussi parce que, quand la propagande d’épouvante partout déployée nous dicte de capituler devant son drapeau noir, choisir la voie contraire, celle de l’envie de bonheur opiniâtre, devient un acte révolutionnaire. Peut-être, l’acte révolutionnaire ultime…

Je t’offre donc, en antidote puissant aux sombres ritournelles reprises en choeur par les médias, ma Bliss Playlist, plus réconfortante et sucrée que la plus merveilleuse des friandises.

Kim Noubilla femme engagée !

Toujours prête à se dévouer corps et âme (surtout corps) pour défendre une noble cause, notre Kim internationale lance le slogan (et le hashtag « assorti »): « Protège-toi, protège-moi, follow-moi ! »

Garder la santé, oui ! Renoncer au glamour, non ! Le masque créé par Kim te permettra de rester protégée et sexy tout l’été. Commande-le vite, édition limitée !

*Masque Kim Noubilla : 99,99 € (frais de port offerts)

Le CAFI (Chevaliers de l’Académie française des Insultes) ou l’art d’embellir les injures !

Dans son émission sur les Ripistes (voir la chronique du 7 juin), Zéro Patron vous a offert de magnifiques phrases pour vos RIP.

Voici à présent les magnifiques insultes du CAFI (les Chevaliers de l’Académie française des Insultes), pour changer des injures injustes aux mamans et aux filles de joie!

Une pure impro des Zéro Patron
L’intégralité du live ici : https://www.youtube.com/watch?v=jBukG6bzsj4
Merci de t’abonner à la chaîne pour nous soutenir 🙂

Kim Noubilla : l’archétype (archémeuf ?) des influenceuses stars

Kim Kardashian, Nabilla… ces filles rendues célèbres par la télé-réalité drainent des fans (et des bénéfices) par millions. Et quand je dis millions, c’est au sens concret et chiffré : à chaque post sur Instagram, Kim Kardashian gagne entre 300 et 500 000 $… Quelles sont les raisons d’un tel engouement ? Comment le phénomène de ces stars qui ne produisent rien sur le plan créatif et artistique, est-il apparu ?

De l’identification impossible…

Dans son sens premier, une star, c’est une étoile. Elle nous attire par son halo éclatant et lointain, inaccessible au commun des mortels. Il fut un temps où les stars cultivaient, outre un talent, ou a minima une compétence pour le cinéma ou la chanson, un caractère mystérieux, opaque, fascinant : Greta Garbo, Lauren Bacall, Ava Gardner, Grace Kelly, Marilyn… Des femmes rayonnant une beauté si parfaite et une aura si subjugante, que les autres femmes ne pouvaient s’identifier à ces soeurs archi-idéalisées, quasi irréelles, qu’en se projetant dans un conte de fées.

à la star de proximité

Peu à peu, les stars sont devenues plus accessibles, plus proches, plus « comme vous et moi ». L’aura, désormais incongrue dans cette nouvelle perspective, ancrée dans notre commune humanité, est tombée. Demeurait quand même le don, la capacité à réaliser une performance, saluée par le public – ce qui n’a pas empêché de laisser une foule de talents dans l’ombre, injustement méconnus, car non soutenus par la puissante industrie du cinéma et de la musique, mais c’est un autre sujet.

jusqu’à la célébrité à portée de toutes

Avec l’émission « Loft Story » en 2001, et l’apparition de la télé-réalité – dont la mise en scène dissimulée et les comportements exacerbés des participants n’ont pas grand-chose de réel, en vérité – nous sommes entrés dans l’ère prophétisée par Warhol : « Chacun aura droit à 15 mn de célébrité ». A cette différence près que, avec des influenceuses comme Kim Kardashian et Nabilla, le quart d’heure se prolonge en semaines, en mois, voire en années.

J’ai réfléchi au phénomène, et élaboré l’hypothèse suivante : se demander pourquoi ces filles sont célèbres, suivies par des millions de followers, alors qu’elles ne se sont distinguées dans aucune discipline artistique, sportive… – c’est là un simple constat, non un jugement négatif sur elles – c’est poser, il me semble, la question à l’envers : c’est précisément parce que ces personnalités publiques n’ont rien de spécial ni d’exceptionnel à offrir, hormis leur bobine et leur image, que leurs fans féminines (en majorité des adolescentes) s’autorisent à espérer qu’elles aussi, un jour, pourront accéder à la gloire, sans bouger leur petit doigt que les producteurs de télé-réalité exigent manucurés et vernis. Un miroir aux alouettes sur lequel j’ai voulu attirer l’attention, comme à mon habitude par l’humour, en créant le personnage de Kim Noubilla.

Tu peux retrouver Kim sur mon compte Instagram https://www.instagram.com/martineplaucheur, et sur la chaîne Youtube Zéro Patron https://www.youtube.com/watch?v=m6cfA_56SCk&t=73s. Et voici, en exclu pour les abonnés de enmodejoie, sa nouvelle vidéo, avec une révélation inattendue à la fin… propice, je l’espère, à une réflexion sur les contraintes imposées à la femme sur son image, aussi rigides et étouffantes que les corsets d’antan.

La fin de la vidéo a été tournée à la librairie Au Fin Limier – 81 bd Baille à Marseille – dont je ne saurais que trop vous recommander l’accueil compétent et chaleureux.

Chagrin d’amour: que faire ?

Un article utile pour la Saint-Valentin

A l’instar de cet ami qui me confiait : « J’ai toujours refusé de fêter la Saint-Valentin, jusqu’à ce que mon fils naisse un 14 février », difficile, quoiqu’on pense d’elle, d’échapper à la fête des amoureux qui éclate partout ce jour-là sous forme de roses, gros coeurs rouges… et offres commerciales plus ou moins représentatives de la passion : machines à café, plancha pour grillades, téléviseurs, et même… une « brosse wc avec son support », qu’amazon s’engage à vous livrer à temps pour la Saint-Valentin !

Puisqu’il semble donc impossible d’échapper à cette fête qui, depuis sa naissance au 14ème siècle en Grande-Bretagne, s’est répandue sous toutes les latitudes comme le feu d’un coup de foudre, autant tâcher de faire oeuvre utile : voici mes conseils d’influenceuse de joie pour surmonter un chagrin d’amour.

Ma cure « guérison chagrin d’amour » en 3 étapes

1- Accepter la phase pleurs-bobo au coeur – colère : « bouh ! le salaud ! / bouh ! la garce ». Et s’y adonner totalement, sans retenue ni pudeur voire – sans sombrer dans le masochisme ou l’autocomplaisance – une certaine délectation dans le soulagement. Abandonne-toi à ton chagrin dans un lieu où tu te seras préalablement isolé : il n’y a pas de honte à souffrir les mille tourments de l’amour déçu, mais tu seras plus à l’aise, pour te vouer tout entier(e) à ta peine, dans le cocon protecteur de ton chez toi, ou dans le vaste espace toujours compréhensif et accueillant d’une forêt… Tu ressens du chagrin, il est là et bien là, avec sa lame froide plantée dans ton coeur : inutile de le bâillonner et de le refouler, sous peine de le voir ressurgir comme un violent boomerang au moment où tu croiras l’avoir enterré. La seule façon de rejoindre la berge verdoyante et fleurie qui t’attend en face du lac boueux, c’est de traverser ces eaux troubles 2 – Fais tout ce qui te fait du bien en ces instants douloureux comme quand on s’est planté une écharde dans le doigt. Et tant pis si, dans le lot de ces douceurs consolatrices, il y a des entorses à ton hygiène de vie santé-vitalité-équilibrée, l’envie de mater un de ces bons gros nanars romantiques dont tu te gausses d’ordinaire et dont tu aurais honte de confesser le visionnage, et des comportements qui paraîtront bizarres, enfantins, égoïstes aux autres… tu t’en fous ! Parce que l’important, la priorité, en ces instants où ton petit coeur brisé réclame réparation, c’est TOI. Tu as aussi le droit de le/la maudire comme une sicilienne vengeresse éplorée, de découper sa photo en mille petits morceaux rageurs et de tout balancer dans les toilettes, de crier, pleurer… et la seconde d’après, rire (en regardant la comédie romantique dont je t’ai causée plus haut) 3- Quand tu te sentiras prêt(e), (mais faut parfois un peu forcer la chose, et se mettre un coup de pied où tu sais), sors à la rencontre de tes soeurs et frères humains qui ont inévitablement vécu une tragédie similaire, parle avec eux, trinque avec eux, chante avec eux, danse avec eux… Il y a ce sage et beau proverbe chinois qui dit : « je me suis dépouillé de cette toute petite chose qu’on appelle le moi et je suis devenu le monde »

Il n’est pas Roméo, tu n’es pas Juliette !

Dans chacune de ces étapes, accorde-toi un regard bienveillant, aimant, et néanmoins lucide (pour apprendre de cet épisode douloureux et ne pas reproduire les mêmes erreurs) mais dépourvu d’autocritique sévère et de culpabilité : est-ce ta faute, la sienne ? Le scénario d’une love story s’écrit à deux (ou à plus bien sûr, en cas de polyamour). Songe enfin à toutes celles et ceux qui ont survécu à leurs chagrins d’amour : c’est la très très grande majorité. Shakespeare a écrit Roméo et Juliette pour faire un succès sur les planches… Comme d’habitude sur ce blog dédié à la joie, on finit sur une touche humoristique et légère, avec cette petite vidéo consacrée à la « pilule anti chagrins d’amour ».

Comment fait une influenceuse de joie quand elle déprime ?

Dans l’article inaugural de ce blog, j’ai tâché de montrer en quoi j’étais habilitée à me présenter comme influenceuse de joie. J’ai décliné l’expérience et les compétences qui – crois-je – me légitiment à exercer le métier de prescriptrice et fournisseuse de joie. Il me faut à présent, pour être tout à fait honnête et gagner en crédibilité, vous expliquer comment fait une influenceuse de joie atteinte de déprime…

Humaine, simplement humaine

Il convient de poser en préambule le postulat suivant : pratiquer l’activité d’influenceuse de joie ne protège en rien contre les possibles coups de mou, et ne fournit pas l’antidote aux atteintes de blues. Une influenceuse de joie n’est pas un robot exécutant le programme « bonheur constant ». Les émotions « tristesse », « abattement », « bourdon », « perplexité »… n’ont pas été enlevées de son cerveau. Elle est humaine, et donc vulnérable, autant que vous. C’est précisément cette acceptation lucide de son humanité qui en fait une bonne influenceuse de joie.

La joie, c’est pas automatique !

Quiconque s’y connait un peu en matière de joie, pour avoir réfléchi sur la question, et surtout, l’avoir expérimentée et goûtée, sait bien que l’authentique joie, cet élan qui à la fois te transporte hors de toi, et te ramène à un point essentiel en toi, quelque chose comme l’étincelle de Vie primordiale, un ça irrésistible, hors de contrôle, jaillissant et lumineux… sait bien, disais-je, que la véritable joie est comme cet « enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi »: elle n’est pas forcée, n’est conditionnée ni dictée par rien. La joie peut, avec la pratique, se cultiver, se savourer, se prolonger. Elle peut même se décréter, par le choix d’une philosophie de vie optimiste (lire mon article « Les optimistes ne sont pas des imbéciles heureux »), et d’un regard tourné vers le côté plein du verre. Mais elle ne peut pas advenir sur commande… Autrement dit : quand ça va pas, ça va pas ! Et il est non seulement malhonnête, mais délétère (au corps comme à l’esprit) de fuir ou nier nos émotions. Mais alors comment fait-on, quand on professe et dispense la joie, les jours où on en est dépourvus ?

Autodérision et sincérité

Déjà, ma capacité et/ou mon choix – je ne sais lequel vient en premier, mais les deux se renforcent mutuellement – à prendre la vie à la légère, me portent tout de suite à dédramatiser la situation et à en rire : une influenceuse de joie déprimée ? Quel contraste comique ! Qui pourrait faire le sujet d’une chronique ou d’une vidéo drôle sur ce blog : recycler nos petits bouts de malheurs (et les grands, si on en a la force et la noblesse, mais ne nous mettons pas la pression là-dessus…) en grands éclats de rire, c’est aussi ça, le job d’une influenceuse de joie. Se moquer de son propre état, donc, dans une joyeuse et salutaire autodérision. Et puis surtout – c’est l’indissociable corollaire, et le fondement de tout ce que je fais et partage ici comme dans la vie : être sincère.

Une vidéo où je pleure pour de rire…