Journal de guerre de Major Pinkie, confinement J 9

La Guerrière de l’Amour durcit le ton !

« Il y a peu, les « grands » du cinéma se sont mobilisés afin de rédiger une pétition pour réformer l’Académie des César… Quelques jours à peine après le début du confinement, on a vu des écrivaines renommées s’empresser de nous livrer leur « journal de confinée »… Bien ! maintenant que les cinéastes, comédiens, écrivains… personnalités publiques qui bénéficient d’une audience privilégiée, en ont fini avec ces sujets essentiels et urgents, Major Pinkie leur suggère de se « bouger le cul » pour réclamer à l’état-major de Macron, dans un texte commun, tout ce dont nous avons besoin pour s’occuper enfin de cette catastrophe sanitaire, bordel-de-merde-nom d’un casque rose !! Les grandes déclarations à la nation, encore plus inutiles qu’un emplâtre sur une jambe de bois, Major Pinkie – et sûrement avec elle la plupart des Français – s’en tamponne allègrement le coquillart.

On veut des actes, du matériel, et des moyens concrets!

Masques, gels hydroalcooliques, tests de dépistage massifs, vrais moyens pour les hôpitaux, protection garantie pour le personnel soignant – et tous ceux qui continuent à taffer dehors, à leurs risques et péril, pour qu’on puisse continuer à se nourrir, se laver, se connecter, se soigner… vivre – réquisitions de lieux d’hébergement pour les sans-logis (au fait, Covid ou pas, ça devrait être fait depuis belle lurette)

Il faut aussi qu’on obtienne de l’état-major macronien des informations transparentes… et qu’ils arrêtent de traîner les pieds, pendant que des gens meurent, pour autoriser un protocole thérapeutique qui semble marcher… à moins que vous ayez mieux à proposer les gars ?

Voilà les « pipole », si vous voulez vous rendre utiles, merci de faire passer le message au grand chef…

vous aurez ensuite tout le temps pour reprendre vos concerts en live et vos journaux de confinés ! Et si vous, et les autres fortunés à plus savoir qu’en foutre, vous sentez un élan de générosité soudain pour soutenir la lutte contre ce p… de Covid 19, vous retenez surtout pas! »

Message de Major Pinkie, chef de l’Army of Love, depuis son QG de confinée (mais sa pensée, elle, ne l’est pas).

Confinement : je racle les fonds de tiroir…

pour vous offrir toutes mes vidéos, même les plus pourries ! 🙂

Que c’est bon, réconfortant, propre à raviver notre espoir en « l’humanité », de voir comme chacun contribue, à sa façon et selon ses compétences, à notre entraide en ces temps difficiles ! Sur les réseaux sociaux, les gens nous offrent du rire, des poèmes, des chansons… C’est ce mouvement spontané de soutien que veut retenir ce blog dédié à la joie, et au meilleur dont nous sommes capables.

De mon côté, la comédienne et influenceuse de joie que je suis peut vous offrir un peu de connerie pour adoucir vos journées de confinés. Ca fera jamais autant de bien que les recommandations sanitaires et l’accompagnement des soignants, mais en tout cas, ça peut pas faire de mal…

Voilà donc, au risque de bousiller à jamais ma réputation, mon honneur, et mon statut d’ « auteure-comédienne », le pire des vidéos tournées à l’arrache sur mon tél, dans un élan d’inspiration malheureux. Tout est sur ce lien accablant :

https://www.dailymotion.com/plaucheurm/videos

En espérant que cette intégrale de « martine fait la conne » contribue à distraire les solos, les désoeuvrés, les claustro, les sans Netflix, les qui-en-ont-marre des programmes culturels, des flashs flippants, des vidéos complotistes… et tous ceux qui auront la curiosité… téméraire, d’y jeter un oeil.

Bonne nouvelle… au 1er jour de notre printemps confiné

Je n’aurais jamais cru partager un jour un reportage de BFM TV sur ce blog pro-joie qui évite les infos anxiogènes… mais là, une fois n’est pas coutume, BFM alimente cette rubrique consacrée aux bonnes nouvelles.
Georges, 86 ans, guéri du Corona Virus, a un message pour nous :


Restez chez vous en imaginant comme ce sera formidable, et génial, et magnifique, et le vrai 1er jour du printemps, quand on verra la courbe de l’épidémie rejoindre le point zéro!

Allez, c’est l’occase ou jamais de se montrer à la hauteur, et de rendre concrets des mots dont on avait un peu oublié le sens, genre : responsabilité, dignité, solidarité… enfin, vous voyez quoi !

Je vous tape la grosse bise virtuelle à toutes et tous, et quand je dis toutes et tous, là aussi, c’est pas de vains mots, c’est vraiment everybody, le temps n’est plus à ce qui nous divise.

Pour que les gels hydroalcooliques n’éliminent pas la joie !

Il n’y a pas si longtemps, Corona était le nom d’une célèbre bière mexicaine, synonyme de fête…

Aujourd’hui, c’est un virus qui se propage à vitesse grand V… en tout cas, sur les chaînes TV, sur les réseaux sociaux et dans les esprits. Sans que l’on puisse distinguer, parmi ce flot d’informations distillées en continu, non sans contradictions, où se situe la part nécessaire de précaution, et la part délétère de psychose.

Je ne possède pas, vous vous en doutez bien, la réponse-miracle. En revanche, en tant qu’influenceuse de joie, je peux, non! il est de mon devoir – dans une démarche prophylactique de prévention de sinistrose – de vous partager un point de vue différent, et reboostant comme des vitamines morales.

Voici l’ordonnance de rire et d’humanité que je vous prescris, à travers ces 3 vidéos. Puissions-nous saisir l’occasion de cette crise sanitaire pour faire en sorte que l’entraide, et la reconnaissance de l’Autre comme un autre moi-même, deviennent contagieuses…

La grande famille… trop affectueuse du cinéma

Le 24 février 2020, Harvey Weinstein, producteur tout-puissant qui régnait sur Hollywood, est reconnu coupable de viol et d’agression sexuelle. Pour le procureur de Manhattan qui a conduit le procès, les 6 femmes qui ont témoigné contre Weinstein et les 2 procureures en charge du dossier « ont changé le cours de l’histoire ».

Tout se brise, même l’omerta

C’est parti du mouvement #metoo, lancé par la militante Tarana Burke en 2007. « Me too », c’est la réponse qu’a faite Tarana, alors éducatrice, à une jeune fille de 13 ans venue lui raconter les viols dont elle était victime. C’était arrivé à Tarana, elle aussi. Très vite, elles furent des centaines, des centaines de milliers, à reprendre le hashtag commun de dénonciation des violences sexuelles, dans toutes les langues : #QuellaVoltaChe (#lafoisoù, en italien), #YoTambién (en Espagnol), גםאנחנו# (#nousaussi, en hébreu), #Nãoénão (#noncestnon, en Albanais), #私も (#moiaussi, en Japonais…). De mon expérience personnelle, j’ai constaté avec effroi qu’aucune d’entre nous, lorsque nous avons abordé avec mes copines le sujet des violences verbales, comportementales et gestuelles faites à notre corps de filles, puis de femmes, n’avait été épargnée. A des degrés de gravité différents. Mais toutes, nous avions des raisons de dire « Me too », « moi aussi ». Ainsi, #metoo se changea en we too, we all, nous toutes, et forma une immense lame de fond de paroles, témoignages, colère et souffrances trop longtemps tues, qui éclate aujourd’hui – il était temps ! dans les milieux du cinéma, de la littérature, du sport… où régnait jusqu’ici la loi insupportable de l’omerta, du silence écrasant, annihilant, mortifère. Et qui donne un sentiment de protection et d’impunité à ceux qui en bénéficient. Un sentiment illusoire et destructible : l’issue du procès Weinstein – et bien d’autres accusations en passe d’aboutir à des procès – vient d’en porter la preuve sur la place publique. Avec, en substance, un message clair et sans équivoque qui va au-delà de l’affaire Weinstein, délivré en une phrase par le procureur new-yorkais : « Un viol est un viol, qu’il soit commis par un inconnu dans une ruelle sombre, ou par un partenaire dans une relation intime ».

Avant #metoo

#metoo n’existait pas encore, en 1612, quand Artemisia Gentileschi fut violée par le peintre Agostino Tassi, un ami de son père, à l’âge de 19 ans. Artemisia a maintenu son témoignage malgré la torture (pour vérifier la véracité de leurs dires, on soumettait les plaignants « à la question »). Et s’est imposée comme l’une des plus grandes artistes de son temps (et de l’histoire de l’art tout court) dans une société qui ne reconnaissait pas les femmes peintres. Il y a toujours, je le crois, de la force et de la lumière à prendre dans le parcours de ces pionnières.

« Les producteurs » : une vidéo pour rire… mais pas que, par martine & sonia

En novembre dernier, mon amie comédienne Sonia et moi nous avons reçu cette proposition des frères Gathé-Paumont, producteurs. Nous n’avons pas donné suite. Quelque chose de louche dans leur comportement. Et puis, ce portrait d’Harvey Weinstein dans leur bureau…

Chagrin d’amour: que faire ?

Un article utile pour la Saint-Valentin

A l’instar de cet ami qui me confiait : « J’ai toujours refusé de fêter la Saint-Valentin, jusqu’à ce que mon fils naisse un 14 février », difficile, quoiqu’on pense d’elle, d’échapper à la fête des amoureux qui éclate partout ce jour-là sous forme de roses, gros coeurs rouges… et offres commerciales plus ou moins représentatives de la passion : machines à café, plancha pour grillades, téléviseurs, et même… une « brosse wc avec son support », qu’amazon s’engage à vous livrer à temps pour la Saint-Valentin !

Puisqu’il semble donc impossible d’échapper à cette fête qui, depuis sa naissance au 14ème siècle en Grande-Bretagne, s’est répandue sous toutes les latitudes comme le feu d’un coup de foudre, autant tâcher de faire oeuvre utile : voici mes conseils d’influenceuse de joie pour surmonter un chagrin d’amour.

Ma cure « guérison chagrin d’amour » en 3 étapes

1- Accepter la phase pleurs-bobo au coeur – colère : « bouh ! le salaud ! / bouh ! la garce ». Et s’y adonner totalement, sans retenue ni pudeur voire – sans sombrer dans le masochisme ou l’autocomplaisance – une certaine délectation dans le soulagement. Abandonne-toi à ton chagrin dans un lieu où tu te seras préalablement isolé : il n’y a pas de honte à souffrir les mille tourments de l’amour déçu, mais tu seras plus à l’aise, pour te vouer tout entier(e) à ta peine, dans le cocon protecteur de ton chez toi, ou dans le vaste espace toujours compréhensif et accueillant d’une forêt… Tu ressens du chagrin, il est là et bien là, avec sa lame froide plantée dans ton coeur : inutile de le bâillonner et de le refouler, sous peine de le voir ressurgir comme un violent boomerang au moment où tu croiras l’avoir enterré. La seule façon de rejoindre la berge verdoyante et fleurie qui t’attend en face du lac boueux, c’est de traverser ces eaux troubles 2 – Fais tout ce qui te fait du bien en ces instants douloureux comme quand on s’est planté une écharde dans le doigt. Et tant pis si, dans le lot de ces douceurs consolatrices, il y a des entorses à ton hygiène de vie santé-vitalité-équilibrée, l’envie de mater un de ces bons gros nanars romantiques dont tu te gausses d’ordinaire et dont tu aurais honte de confesser le visionnage, et des comportements qui paraîtront bizarres, enfantins, égoïstes aux autres… tu t’en fous ! Parce que l’important, la priorité, en ces instants où ton petit coeur brisé réclame réparation, c’est TOI. Tu as aussi le droit de le/la maudire comme une sicilienne vengeresse éplorée, de découper sa photo en mille petits morceaux rageurs et de tout balancer dans les toilettes, de crier, pleurer… et la seconde d’après, rire (en regardant la comédie romantique dont je t’ai causée plus haut) 3- Quand tu te sentiras prêt(e), (mais faut parfois un peu forcer la chose, et se mettre un coup de pied où tu sais), sors à la rencontre de tes soeurs et frères humains qui ont inévitablement vécu une tragédie similaire, parle avec eux, trinque avec eux, chante avec eux, danse avec eux… Il y a ce sage et beau proverbe chinois qui dit : « je me suis dépouillé de cette toute petite chose qu’on appelle le moi et je suis devenu le monde »

Il n’est pas Roméo, tu n’es pas Juliette !

Dans chacune de ces étapes, accorde-toi un regard bienveillant, aimant, et néanmoins lucide (pour apprendre de cet épisode douloureux et ne pas reproduire les mêmes erreurs) mais dépourvu d’autocritique sévère et de culpabilité : est-ce ta faute, la sienne ? Le scénario d’une love story s’écrit à deux (ou à plus bien sûr, en cas de polyamour). Songe enfin à toutes celles et ceux qui ont survécu à leurs chagrins d’amour : c’est la très très grande majorité. Shakespeare a écrit Roméo et Juliette pour faire un succès sur les planches… Comme d’habitude sur ce blog dédié à la joie, on finit sur une touche humoristique et légère, avec cette petite vidéo consacrée à la « pilule anti chagrins d’amour ».

Comment fait une influenceuse de joie quand elle déprime ?

Dans l’article inaugural de ce blog, j’ai tâché de montrer en quoi j’étais habilitée à me présenter comme influenceuse de joie. J’ai décliné l’expérience et les compétences qui – crois-je – me légitiment à exercer le métier de prescriptrice et fournisseuse de joie. Il me faut à présent, pour être tout à fait honnête et gagner en crédibilité, vous expliquer comment fait une influenceuse de joie atteinte de déprime…

Humaine, simplement humaine

Il convient de poser en préambule le postulat suivant : pratiquer l’activité d’influenceuse de joie ne protège en rien contre les possibles coups de mou, et ne fournit pas l’antidote aux atteintes de blues. Une influenceuse de joie n’est pas un robot exécutant le programme « bonheur constant ». Les émotions « tristesse », « abattement », « bourdon », « perplexité »… n’ont pas été enlevées de son cerveau. Elle est humaine, et donc vulnérable, autant que vous. C’est précisément cette acceptation lucide de son humanité qui en fait une bonne influenceuse de joie.

La joie, c’est pas automatique !

Quiconque s’y connait un peu en matière de joie, pour avoir réfléchi sur la question, et surtout, l’avoir expérimentée et goûtée, sait bien que l’authentique joie, cet élan qui à la fois te transporte hors de toi, et te ramène à un point essentiel en toi, quelque chose comme l’étincelle de Vie primordiale, un ça irrésistible, hors de contrôle, jaillissant et lumineux… sait bien, disais-je, que la véritable joie est comme cet « enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi »: elle n’est pas forcée, n’est conditionnée ni dictée par rien. La joie peut, avec la pratique, se cultiver, se savourer, se prolonger. Elle peut même se décréter, par le choix d’une philosophie de vie optimiste (lire mon article « Les optimistes ne sont pas des imbéciles heureux »), et d’un regard tourné vers le côté plein du verre. Mais elle ne peut pas advenir sur commande… Autrement dit : quand ça va pas, ça va pas ! Et il est non seulement malhonnête, mais délétère (au corps comme à l’esprit) de fuir ou nier nos émotions. Mais alors comment fait-on, quand on professe et dispense la joie, les jours où on en est dépourvus ?

Autodérision et sincérité

Déjà, ma capacité et/ou mon choix – je ne sais lequel vient en premier, mais les deux se renforcent mutuellement – à prendre la vie à la légère, me portent tout de suite à dédramatiser la situation et à en rire : une influenceuse de joie déprimée ? Quel contraste comique ! Qui pourrait faire le sujet d’une chronique ou d’une vidéo drôle sur ce blog : recycler nos petits bouts de malheurs (et les grands, si on en a la force et la noblesse, mais ne nous mettons pas la pression là-dessus…) en grands éclats de rire, c’est aussi ça, le job d’une influenceuse de joie. Se moquer de son propre état, donc, dans une joyeuse et salutaire autodérision. Et puis surtout – c’est l’indissociable corollaire, et le fondement de tout ce que je fais et partage ici comme dans la vie : être sincère.

Une vidéo où je pleure pour de rire…

Vagin’s fragrance, c’est tendance!

C’est Gwineth Paltrow, toujours à la pointe en matière de wellness, qui a lancé le … concept ? mouvement ? gag ? de la bougie aux senteurs de vagin. Enmodejoie décrypte pour vous le Vagin Candle phénomène.

« This smells like my vagina! » (« ça sent comme mon vagin! »), se serait exclamée Gwineth Palthrow lorsque le parfumeur Douglas Little lui a fait sentir sa dernière fragrance destinée à une bougie. Joke ? Réel ravissement surpris ? Toujours est-il qu’en janvier 2020, la bougie aux effluves du vagin de Gwineth a très sérieusement été fabriquée puis commercialisée sur son site Goop. Et qu’on assiste depuis, mi-amusés, mi-dubitatifs, à un véritable Vagina Candle Buzz : vendue au prix pas donné de… 75 dollars – que ne débourserait-on pas pour respirer les effluves d’un vagin de star ! – la bougie This smells like my vagina s’est trouvée immédiatement en rupture de stock !… « Like a candle in the wind of time », aurait pu chanter Elton John.

Mais au fait, ça sent quoi ?

Si, comme moi, votre curiosité n’ira pas jusqu’à claquer 75 $ pour être satisfaite, l’on sait de source internet officielle que la bougie fleure bon le mélange de géranium, graine d’ambre et rose… Mais oui, que voulez-vous, les vagins de star sont exceptionnels, et n’ont rien à voir avec les vagins des illustres inconnues que nous sommes !

« Déstigmatiser le vagin et célébrer cette sexy fleur »

Pour répondre aux moult questions et commentaires – fleurant parfois la moquerie – suscités par sa bougie intime, la célèbre actrice a fini par s’expliquer : “C’était vraiment drôle pour nous, mais aussi un peu punk rock. Je pense que les femmes, pour beaucoup d’entre nous, ont grandi en ressentant une certaine honte vis-à-vis de leur corps. C’est donc un peu une bougie subversive pour nous toutes” Et d’ajouter que le cierge révolutionnaire va « déstigmatiser le vagin et célébrer la sexy fleur qu’il est ». On salue la louable intention aux effluves féministes libératrices de Gwineth. Et on la rejoint sur le constat que les femmes ne doivent plus avoir honte de leur propre corps. Mais on se dit que pour 75 $, on peut s’offrir, par exemple, des cours de danse ou une séance-photo, qui semblent davantage propices à nous réconcilier avec notre corps, qu’une bougie sentant le vagin d’une célébrité.

Gwineth fait des émules…

Quand une famous people lance une tendance, elle est immédiatement suivie : a l’instar de la bougie This smells like my vagina, la chanteuse Erykah Badu vient d’annoncer la sortie prochaine d’un parfum à l’odeur de son vagin. Eryka n’hésite pas à nous livrer les secrets de sa fabrication : “J’ai pris beaucoup de mes culottes, je les ai coupées en petits morceaux et je les ai brûlées« . Bon sang mais c’est bien sûr ! se frappe-t-on le front en lisant cette interview, la clé du « feu philosophique » tant recherchée par les alchimistes gisait au fond de nos culottes!… On apprend même – si on a le courage de poursuivre cette édifiante lecture sur le site raprnb.com – que le vagin d’Erykah possède le pouvoir de « changer les hommes ». Hein ? Prenons-en de la graine les filles !… Et la star du R&B d’expliquer sans sourciller : « Les hommes dont je tombe amoureuse et qui tombent amoureux de moi changent de travail et de vie […] Les gens le méritent !” La somme qui va nous être demandée pour accéder à ce très élevé et très précieux « mérite » va sûrement être en proportion…

Gare à la surenchère les filles !

Bougie aux senteurs de vagin, parfum aux senteurs de vagin… ça sera quoi, la prochaine étape du Vagin Business ? Le « pot-pourri de ma vulve » ? Les « bâtons d’encens parfumés à mon berlingot » ? « L’huile essentielle aux extraits de mon minou »?… Mais je finirai cette chronique un poil (si je puis dire) caustique, sur une « note » aux fragrances positives : nous pouvons en parler et en rire. Ca dédramatise, ça lève des tabous sur le corps féminin. Et ça montre qu’on peut penser et causer librement sur tous les sujets. Pour ça, l’influenceuse de joie que je suis dit : thank you Gwineth !

Les optimistes ne sont pas des imbéciles heureux

On nous a tellement martelé qu’il faut souffrir pour créer, et en baver pour être un génie authentique !

On nous a tellement planté dans le crâne, comme le « drapeau noir » du spleen baudelairien, que la profondeur de pensée réside dans le drame. Que les pleurs du poète sont sacrés. Que, comme l’écrit Musset en trempant sa plume dans ses larmes, « les chants désespérés sont les chants les plus beaux ». Que la mélancolie, la désespérance, incarnent des sentiments nobles, tandis que le comique laisse éclater sa vulgarité dans les rires. Et puis les Romantiques nous ont appris que c’était « so cool », quand on était ado au 19ème siècle, de s’adonner au « vague des passions » avant même d’avoir vécu, et de choisir pour ses études la filière « suicide » !

Pourtant, il existe tant de contre-exemples de chef- d’oeuvres joyeux !

L’ouverture de la Flûte enchantée de Mozart, la Volière du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, le fameux « Que ma joie demeure » de Bach, et tant d’allegros qui vous emportent l’âme dans un galop joyeux… Du côté des « classiques » de la littérature : les comédies d’Aristophane et les Satires de Juvénal, les farces du Moyen-Age, les pièces de Molière, Gargantua, Don Quichotte, Candide, Jacques le fataliste, Tartarin de Tarascon, Bouvard et Pécuchet, Zazie dans le métro… Freud et Bergson ont théorisé sur le rire, Jankélévitch a philosophé sur l’ironie, Dario Fo a brillamment exposé et défendu Le Gai Savoir de l’acteur… Notre oeil se délecte du jardin des Délices de Bosch, des portraits en fruits et légumes d’Arcimboldo, de la poésie absurde de Max Ernst, Magritte, Dali… Et j’écris ce paragraphe en laissant glisser mes mots sur la « basse continue » du Canon de Pachelbel, chef-d’oeuvre de légèreté, grâce et volupté…

Selon les esprits chagrins, la joie marquerait notre indifférence aux malheurs d’autrui…

L’esprit chagrin culpabilisateur : Quoi ? Tu t’autorises à être heureux, tu oses chanter et te montrer gai comme un pinson, avec tous les événements terribles qui se produisent dans le monde ?

Moi : Tu ne t’es jamais dit que c’était l’inverse ? Et que justement, puisque nous avons la chance extraordinaire et prodigieuse, en cet instant – car tout est si précaire ! – d’être épargnés par ces malheurs, c’est à nous, qui en avons encore l’énergie et la force, de préserver, porter, incarner la Joie, et montrer la voie de la félicité à nos frères humains ? « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ». Jacques Prévert.

Pleuvez paillettes sonnez trompettes : 100 like pour ce blog!

J’en éprouve, vous vous en doutez bien, une grande joie ! Pas seulement pour moi, sa créatrice, mais… pour la Joie elle-même, plébiscitée 100 fois !

Et maintenant…

Comment vous remercier, et fêter joyeusement et dignement cette joyeuse nouvelle avec vous ? J’ai ma petite idée…

Un grand jeu-concours !

… lancé à compter d’aujourd’hui, et cloturé samedi 8 février au soir. Le principe : décrivez en 2-3 lignes maximum, ce que la joie signifie pour vous. Déposez votre texte en commentaire au bas de ce post.

Qu’est-ce qu’on gagne ?

1) L’occasion de mettre des mots sur ce qui nous met en joie et donc, savoir mieux l’identifier et le savourer. 2) Le(la) vainqueur (oui, le choix sera inévitablement subjectif) recevra un exemplaire dédicacé de mon livre : Bribes vagbondes d’un non-journal de voyage, un essai-voyage à travers toutes les formes de voyage…