Vivre n’est pas survivre

Pour comprendre ce que nous traversons en cette période chamboulante à tous les égards, pour en saisir les vrais enjeux, et être en capacité de choisir et dire ce que nous voulons, il importe de revenir à la définition de la vie.

Qu’est-ce-que vivre ?

Que mettons-nous dans ce verbe, et le choix d’existence qui en découle ?

Avons-nous de la vie une vision minimaliste, réduite à nos fonctions primaires et nous maintenant au niveau de la survie?

Ou au contraire, une perspective large, ouverte, palpitante, singulière, vibrante et créatrice qui, sans nier nos besoins élémentaires, ne cantonne pas les aspirations de notre être à leur seule satisfaction ?

Si vivre c’est juste survivre, c’est-à-dire, se percevoir comme une « machine organique » dépourvue de conscience, de désir, de joie, de pleurs, de rêves, de folles espérances… qui n’a besoin que de manger, dormir… et acheter – une « fonctions vitale », dans cette société de la consommation omniprésente et mécanique – alors, oui, il est légitime de nous soumettre à l’injonction qu’on nous martèle depuis bientôt un an : « il faut protéger la vie quoiqu’il en coûte », qu’on peut traduire par : « il faut renoncer à notre droit de vivre », pour prolonger une survie dans la peur, et dans un vide sans fin qui nous rend absent aux autres comme à nous-mêmes.

Mais si nous voulons vivre, vivre vraiment, pleinement connectés à nos sens et au sens intime et profond de la Vie, alors, il est légitime de désobéir à l’injonction de la survie.

Le choix est entre nos mains, toujours

Le geôlier est celui qui ferme la porte de notre prison, et donc aussi celui qui détient la clé de notre libération.
Une évidence logique qui m’amène à vous partager la théorie anticipatrice que voilà (j’assume de me tromper, car prendre ce risque est le prix à payer pour qui tente de penser librement)

Nos décideurs-geôliers actuels vont bien verrouiller la porte de notre prison, et faire monter la pression des interdits qu’ils nous assènent jour après jour (avec une constance acharnée et planifiée qui tient du sadisme), jusqu’à un point intolérable (probablement un reconfinement), pour pouvoir nous annoncer alors, avec des grands airs de sauveurs :
« Ah ! enfin ! nous allons vous donner la clé de votre libération ! Plus de masques, lieux publics rouverts, liberté de circulation retrouvée ! Mais pour cela, il va falloir faire quelques « petites » concessions… Oh 3 fois rien, vous allez voir ! Et puis, n’oubliez pas que c’est la clé de votre retour à la « vie normale »!… Nous vous proposons donc : un vaccin, les tests systématiques généralisés, et un « pass » du bon citoyen vacciné, négatif, et en « statut vert », pour pouvoir enfin retourner au resto, au cinéma, à la salle de sport, voyager de nouveau… »

Et qu’est-ce qu’on dira et fera alors ?

Mais je crois savoir, et je crains, que si on ne dit ni ne fait rien maintenant, avec le pauvre espace de libertés-peau de chagrin qui nous reste – et qui me permet encore d’écrire ce texte – ce que nous subissons aujourd’hui nous semblera doux, en comparaison de ce qui est en train de se mettre en place et nous attend.

Je ne livre ce texte ni à votre approbation ni à votre critique (mais bien sûr, elles sont entièrement libres), mais à votre réflexion.

Martine Plaucheur, auteure comédienne – le 28 septembre 2020

Car toujours les fleurs arrachées refleurissent…

Bien sûr, il y a les débats violents, les oppositions irréconciliables, les insultes qui fusent… Mais au-dessus de la ténébreuse mêlée émerge ce fait lumineux, que je perçois à présent, et qui m’apaise et me rend ma force :
En voulant tous nous diviser, ils auront sans le vouloir réussi à nous rassembler. En nous frappant de la même tyrannie, il nous auront fait sortir de l’égoïsme plus ou moins fort que nous nourrissions encore. Et il nous auront fait prendre conscience -plus seulement en théorie mais par la puissance d’une situation concrète intolérable- que ce n’est qu’unis et reliés que nous en sortirons.

#ENSEMBLE #jetombetumerelèves

L’humour : la digne arme d’une influenceuse de joie !

Lettre ouverte à nos élus (tous échelons et tous bords politiques confondus)

« Chers élus, responsables politiques, décideurs à tous les échelons de l’autorité exécutive,
L’abondance des mesures sanitaires actuelles que vous prenez pour nous protéger, et la mobilisation des forces de police pour veiller à leur application, montre à quel point notre santé vous tient à cœur. Je dirais même qu’à ce stade, cela devient de la sollicitude. Chaque citoyen doit vous en être reconnaissant. Toutefois, je regrette que vous n’alliez pas assez loin dans cette grande cause d’utilité et de salubrité publiques.
C’est pourquoi je soumets cette proposition de loi à votre étude :
Étant donné que c’est lors de la mastication que le risque de jet de postillons est le plus grand, il convient d’instaurer en urgence le port du masque obligatoire pendant que nous mangeons au restaurant.
J’attire également votre attention sur la nécessité d’une autre mesure, de grande ampleur celle-ci :
Au vu du très grand nombre de virus et bactéries que nous croisons et respirons à chaque instant, il convient d’imposer le port obligatoire et permanent d’une combinaison spatiale (ou d’un scaphandre, je vous laisse voir cela avec vos éminents conseillers scientifiques). En veillant à laisser les ouvertures nécessaires à l’accomplissement de nos besoins vitaux (ingestion des aliments et des boissons, coït, éviction des déchets naturels).
Il s’agit d’un vaste chantier. Mais je ne doute pas que, dans la belle union nationale dont vous faites montre en ce moment, vous saurez le mener à son terme.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les chefs de la nation, mes salutations respectueuses».

Martine Plaucheur, auteure, comédienne, et bonne citoyenne.

Si le siècle des Lumières pouvait voir le 21ème s…

Lettre de la Marquise Lamartine, voyageuse dans le temps transportée en 2020

« Ah mon ami ! J’ai choisi la France du 21eme s. comme période de mon voyage dans le futur… mal m’en a pris ! Si vous saviez les choses affreuses dont je suis témoin ! Si vous saviez ce que sont devenues les belles valeurs de la philosophie des Lumières chère à notre cœur !…
Sous l’impulsion d’un gouvernement et de ses Institutions, aussi pourris que les ravages causés par la petite vérole, les plus grands scientifiques sont traînés dans la boue, et les médecins empêchés d’exercer leur métier. Les médicaments qui soignent et sauvent des vies sont interdits, dans un mépris inouï des morts, dont on ne brandit le nombre que pour maintenir le peuple dans une docilité apeurée. Quant à la liberté d’expression !… si messieurs Voltaire et Diderot voyaient à quel point elle est bafouée, mise en pièces par une censure qui supprime systématiquement toutes les opinions différentes du « discours officiel de l’Etat », ils en seraient horrifiés !… comme je le suis, mon ami…
Je vois tout de même poindre une lumière au milieu de ces ténèbres: l’attitude de l’Etat français du 21eme s. est si visiblement choquante, qu’elle réveille, pousse au désir d’un changement de société profond, une grande partie des citoyens, même parmi les moins enclins à la révolte.
Faite une copie de cette lettre mon ami, et diffusez-la le plus possible, car elle est probablement vouée à la destruction par la censure généralisée que je vous ai décrite »
La marquise Lamartine, le 26 mai 2020.