Hommage à la Nouvelle Virologie

Avons-nous bien conscience de la révolution scientifique- peut-être sans équivalent dans l’histoire des sciences- qui se déroule en ce moment sous nos yeux ? En mesurons-nous bien la portée, dans le champ de la recherche médicale, de la santé, de notre vie quotidienne ? Et réalisons-nous bien la chance qui est la nôtre, tant comme témoins privilégiés de cet avènement d’une ère nouvelle de l’humanité, que comme bénéficiaires des fabuleuses avancées qui l’accompagnent ?

Après la révolution copernicienne, newtonienne, la découverte de la Relativité, puis de la physique quantique, voici : la Nouvelle Virologie.

Grâce à des outils d’observation et de mesure d’une précision époustouflante, issus de la technologie la plus avancée, la Nouvelle Virologie est capable, aujourd’hui, de savoir à quelle heure exacte sort un virus, pour quelle durée, et à quel kilométrage exact de votre domicile.

Les Nouveaux Virologues sont également en mesure de lister les lieux que fréquente un virus, tel cet étonnant mutant, porteur d’un génome snob, qui déteste se mêler à la foule du métro, mais adore fréquenter les restaurants, les théâtres, les libraries… mais aussi de donner sa localisation dans l’air au millimètre près.

Outre qu’ils ont permis de calculer la distance exacte à partir de laquelle un virus devient contagieux (de là est née la grande invention des « gestes barrières », et tout son protocole sanitaire sophistiqué, qui régente désormais notre vie publique et privée), les travaux de ces audacieux chercheurs ont mis à jour une étrange découverte, qui bouleverse toute la littérature scientifique connue sur les virus. En effet, il a été observé que cet étonnant mutant, toujours lui, infecte les gens lorsqu’ils sont debout mais, probablement trop fainéant pour descendre à si basse altitude, ne les attaque pas lorsqu’ils sont assis, en particulier en terrasse.

Mais il y a plus fort encore : la Nouvelle Virologie est prédictive, voire prémonitoire, puisqu’elle possède la stupéfiante faculté d’annoncer des dates de déconfinement puis de reconfinement non pas approximatives, mais précises, avant même d’avoir eu connaissance de l’évolution d’une épidémie.

Enfin, autre exploit à porter au crédit de cette équipe de scientifiques de (très) haut vol : les nouveaux vaccins, dont la délicate mise au point prenait autrefois entre 12 et 15 ans, voient désormais le jour en quelques mois… quel extraordinaire progrès, quelle prodigieuse avancée pour l’humanité !

Hélas, comme tous les génies, ces pionniers sont trop en avance sur leur temps pour être compris et admirés à leur juste valeur. Qu’importe ! passant outre les doutes et les questions des mauvais esprits, faisant fi des moqueries des ignorants, ces chercheurs-explorateurs avancent, avec une opiniâtreté héroïque, sans jamais se laisser détourner, quoiqu’il advienne et quelles qu’en soient les conséquences, de leur noble mission..

Suivre le fil d’Ariane Bilheran (ou le sacre de la Vie)

Ariane Bilheran est psychologue clinicienne, spécialisée sur la question du pouvoir. Je n’aime pas employer l’injonction « il faut », mais vraiment, « il faut » regarder cette interview. C’est exceptionnellement brillant.

Pas de cette brillance artificielle dont les penseurs inauthentiques saupoudrent leurs discours. Non, c’est brillant dans le sens d’un éclaircissement essentiel pour la société et la vie que nous voulons.

Extraits :

« Les philosophes n’ont eu de cesse de dénoncer les complots contre les peuples (…) Machiavel est un conseiller du complot »

« Le paradoxe est le langage préféré des pervers. Vous ne comprenez plus rien, vous êtes sidéré, vous ne pensez plus, vous n’agissez plus »

« Aujourd’hui qui veut penser est criminel »

« On vous supprime tous vos droits, on vous supprime tout ce qui vous humanise : la socialisation, les fêtes, la rencontre, le toucher… »

« On est carrément dans le totalitarisme, puisque l’opinion du peuple et son consentement, on s’en fout ! »

« Ce qui nous humanise, c’est l’amour, la charité, le sacrifice, qui est rendre sacré le lien humain (…) qu’est-ce qui nous humanise ? C’est apprendre à mourir, à nous confronter à la maladie, à la mort »

« Qu’est-on prêts à accepter et jusqu’où, pour ne pas perdre notre humanité ? »

Sur les techniques (parfaitement rodées) de la propagande :

1) le choc traumatique (méthode des harceleurs et des sectes) : « vous allez tous mourir! », répété toute la journée

2) la culpabilité (mécanisme très pervers vieux comme notre civilisation) : « Vous êtes coupables de contaminer les autres »

3) la stratégie de la division : « Je n’aurai confiance en des gouvernants que le jour où ils auront des discours d’union des peuples »

La certitude délirante

« Ce qui caractérise un délire, c’est la certitude absolue (…) certitude absolue de tout ce qui est mis en place. Donc on a bien affaire à un délire »

L’Etat, figure du père

« On projette une figure parentale sur ces gens-là. Qu’est-ce qui se passe si ces gens qui ont tous les privilèges sont des psychopathes cyniques qui veulent notre peau ? On développe le symptôme de Stockholm »

« Dans le code de l’esclavage, le maître doit fonctionner par des méthodes d’intimidation odieuses et terrorisantes »

LA question

« Jusqu’où sommes-nous prêts à perdre notre humanité par peur d’être persécutés ? Je n’ai pas de réponse collective, que des réponses individuelles, à l’inverse de ces tyrans »

« La fin justifie les moyens. Pour protéger les enfants acceptons de les maltraiter. Non, la fin ne justifie jamais les moyens »

Les 2 messages d’Ariane :

« Rendons sacrée la vie, la vie c’est sacré, pas la survie »

« Unissons-nous. Mais pour s’unir, il faut avoir combattu en soi ses propres démons »